Marie de Acuña, mère de Casilde
2. Voir la lettre adressée à la Mère Baptiste vers la nn du mois de décembre précédent.
lauto que j'ai supposé que c'était peut-être une tentation.
Lisez la lettre ci-incluse, et fermez-la; vous la confierez à Monsieur Augustin de Vitoria1, ou à quelqu'un que vous croirez devoir la porter promptement : on ne saurait l'envoyer, en exposant le destinataire à payer le port ; d'un autre côté, il faut qu'elle lui parvienne sûrement.
Notre Père Visiteur insiste tellement pour que nous réalisions cette fondation2, que, si vous y consentez, je vais envoyer Antoine Gaitan, à qui il a d'ailleurs donné le pouvoir de signer les écritures. Puis, au moindre avis, nous veillerons à amener cette femme qui est vieille et très infirme. Il nous faut bien passer par-dessus quelque chose, car la nécessité où se trouvent les âmes de cette localité est très grande. Plaise à Dieu de tout diriger et de vous garder à mon affection ! Vous vous êtes admirablement tirée d'embarras. Béni soit Celui qui a tout fait ! Car, pour vous, vous êtes bien peu de chose.
C'est aujourd'hui le 21 janvier.
Votre servante,
Thérèse de Jésus.
1. Bienfaiteur de la Sainte et des religieuses de Valladolid. — Cfr. Chap. 29 des Fondations.