‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 164 sur 255 · Notre-Seigneur · texte numérisé non relu

Notre-Seigneur

2, Mira du P, Gratisn,

gieuses n'avaient plus rien à dire dans le cas où cette dot ne serait pas remise. Qu'elles fassent comme ailleurs, et mettent en Dieu toute leur confiance. Je n'ai pas ajouté autre chose, et j'ai envoyé à la prieure la lettre que vous aviez adressée à doña Jeanne. L'affaire sera donc réglée de la sorte.

Je ne voudrais pas que doña Jeanne parlât de cela au Père Ange de Salasar; il n'y a aucun motif de le faire; ce n'est point nécessaire, malgré la grande amitié qu'il a pour elle. Vous comprenez, mon Père, que de telles amitiés peuvent être brisées promptement. Ainsi va le monde. Vous me l'avez donné à entendre, ce me semble, dans une de vos lettres. Peut-être vous ne pensiez pas alors à ce dont je parle. En tout cas, veuillez prévenir doña Jeanne, et demeurez avec Dieu. N'oubliez pas de me recommander à Notre-Seigneur, car si vous Le priez pour les âmes en général, vous savez que vous devez Lui rendre compte de la mienne.

C'est aujourd'hui la dernière fête de Pâques.

L'indigne servante et fille de Votre Paternité,

Thérèse de Jésus.

Veuillez dire à doña Jeanne quel jour la profession aura lieu; je n'ai pas le temps en ce moment de la prévenir moi-même. Gomme je redoute tant d'écrire sur l'affaire dont il a. été question, je vous en parle rarement, et je le ferai encore moins à l'avenir. J'ai déjà répondu à ma fille Marie de Saint-Joseph1. Ce me serait un grand soulagement de l'avoir près de moi. Mais Notre-Seigneur ne semble pas vouloir qu'elle vienne me procurer un secours quelconque.

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