‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 171 sur 255 · Le Père vicaire général · texte numérisé non relu

Le Père vicaire général

de critiquer mon voyage que si je partais maintenant pour un sujet futile. Daigne le Seigneur diriger tout de façon à ce que je Le serve davantage !

Le Père Ange m'annonce dans sa lettre que ce qu'il me dit maintenant est seulement une ébauche de son plan, qu'il doit en conférer tout d'abord avec le Père Pierre Hernández1, et que jusqu'alors, nous devons attendre. Peutêtre s'explique-t-il davantage dans la lettre ci-jointe qu'il envoie à Monseigneur. Son désir est de contenter ces messieurs en tout; et vraiment, il est tellement bon qu'il ne sait dire non.

Il a approuvé la fondation du collège des Carmes déchaussés5, mais non le monastère des religieuses. Gela n'a pas tenu à lui, mais le Père Antoine de Jésus et le prient de la Roda ne le jugeaient pas convenable. J'en ai été très contente, car j'ai souvent refusé cette maison3 à cause de ces huit béates. J'aimerais mieux fonder quatre monastères.

Le Père Pierre Hernández insiste beaucoup pour que nous attendions l'érection d'une province séparée avant de fonder le monastère, malgré l'autorisation qui pourrait être donnée, et il en fournit d'excellentes raisons: voilà ce qu'on vient de m'écrire. Comme le Nonce est irrité, et qu'on lui parle contre nous, il pourrait nous susciter des embarras; nous devons donc agir en tout avec la plus grande prudence.

J'ai été contrariée de tant de tapage au sujet de la dot de Casilde. Ce qui va arriver, c'est qu'on ne vous donnera rien. Je vous l'assure, on aurait dû tout simplement vous

1. Religieux dominicain qui avait été Visiteur de la Réforme, à laquelle il portait le plus grand intérêt.

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