‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 177 sur 255 · Mèce de la Sainte · texte numérisé non relu

Mèce de la Sainte

passé dans votre monastère est, je vous l'assure, une histoire dont je ne reviens pas. Vous m'en donnerez une relation complète, et en même temps claire et exacte. Dites-moi surtout comment vont ces deux sœurs ; je le répète, j'en suis très préoccupée.

Offrez tous mes compliments à chacune des religieuses. Que la Mère vicaire regarde cette lettre comme pour elle. Recommandez-moi instamment aux prières de ma sœur Gabrielle. [Je ne puis encore comprendre comment la sœur Saint-François s'est tirée de toutes ces difficultés].

On m'appelle pour le Père Nicolas, qui est là1. Je pars demain pour Valladolid. Notre Père vicaire général m'a envoyé un ordre formel de m'y rendre et d'aller ensuite à Salamanque. Ma présence n'est pas très nécessaire à Valladolid; mais doña Marie et Monseigneur l'Evêque2 m'ont demandée à notre Père. Il n'en est pas de même pour Salamanque. Nos sœurs y sont dans une maison malsaine, et elles ont beaucoup à souffrir de la part de celui qui la leur a vendue3. Il leur rend la vie pénible, et chaque jour leur suscite de nouveaux ennuis. Les difficultés qu'elles ont avec lui sont très grandes et se renouvellent sans cesse. Demandez à Notre -Seigneur qu'on puisse acheter une maison convenable et à bon marché. Daigne Sa Majesté vous garder, ma fille, et me permettre de vous voir avant de mourir !

C'est aujourd'hui le 24 juin.

Je pars demain*. Mes occupations sont telles queje n'ai pas le temps d'écrire à mes filles de Séville, ni de rien dire

1. A partir d'ici, la lettre est continuée par la sœur Isabelle de Saint- Paul.

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