La Mère Briande de Saint-Josepli, dont il a été parlé
LETTRE OCLXXXU. l'.Tí). 19 nÉCEHBUE 107
sonne qui l avait trouve malade, que, s'il gardait le lit, c'était à cause de moi. D'un autre, coté, je ne faisais rien, ce me semble, tant que je n'amenais pas un confesseur, et il n'y en avait pas d'autre. Cependant, je suis remplie de crainte. Dans le cas où j'aurais commis quelque faute, dites-le-moi; je n'ai personne que jó puisse interroger pour me tranquilliser.
[J'ai confié l'autre jour au Père Gabriel une lettre pour le Père recteur d'Alcala, afin de vous donner de nies nouvelles; je n'osai pas vous écrire, bien que j'aurais pu le faire, je crois. Ce Père esl venu ici ci n'a pas l]:
157(.). 12 Décembre. Malagon.
\l PÈRE CtRATIEN, A ALCALA.
Projet de fondation à Villeneuve de la Xara. Le Père Gabriel et le Père Ange de Salasar. Souvenir d'un heureux voyage. Assesseurs du Xonee.
JÉSUS i
Que la grâce du Saint-Esprit soit avec Votre Paternité!
| Le Père prieur de la Roda est venu ici. et je ne puis comprendre pourquoi, bien qu'il voulût traiter de la fondation du monastère de Villeneuve de la Xara]. Or, j'ai pris des informations complètes sur cette fondation, et, je puis vous rassurer, c'est la plus grande folie du monde,
i. La tin de la lettre manque. Ce dernier paragraphe est traduit pour, ¡a première fois,
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que de songer à ce projet. Le Père Antoine de Jésus pense qu'il doit se réaliser. Pour moi, j'ai laissé tout cela sur sa conscience et sur celle du Père Gabriel. Je ne sais ce qu'ils feront.
Ce dernier voulait, en outre, s'occuper de l'affaire de doña Isabelle Osorio, sœur de la novice qu'il a fait entrer à Tolède1, quand nous en avions déjà traité avec elle, le Père Nicolas et moi. 11 m'a paru mieux que de coutume, et manifeste sur certains points une simplicité ravissante. On l'a nommé défmiteur, m'écrit le Père vicaire, pour faire un grand honneur aux Carmes déchaussés2. Du moins, il me l'a donné un peu à entendre. Quant à moi, je ne vois pas quel dommage pouvait en résulter pour les Pères mitigés, ni quelle faute on peut lui imputer à lui-même d'avoir été choisi, pour qu'on tienne tout cela très secret.
Ce Père Gabriel a appris de don Louis Manrique que les dépêches étaient déjà parties pour Rome3. Je lui ai demandé si l'on voulait qu'elles fussent arrivées pour le Chapitre Général. Il m'a répondu qu'à la demande du Roi, on n'attendrait pas jusqu'alors. Il n'est resté qu'un jour; il me croyait à Tolède, et, ne m'y trouvant pas, il est venu à Malagon.
J'ai trouvé plaisant l'orgueil de Paul; en vérité, c'était bien le moment. Qu'il ne craigne pas, cependant, que cela me cause de la peine, ni à lui du tort; ce serait une vraie folie; et il n'en est pas là. Il doit se souvenir de la