‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 216 sur 255 · Au Chapitre d'Almadovar · texte numérisé non relu

Au Chapitre d'Almadovar

J'oubliais de vous parler des ducs. La veille du nouvel an, Madame la duchesse1 m'envoya un courrier qui m'apporta la lettre ci-incluse et une autre pour moi seule. D'après cette dernière, vous auriez assuré que j'aime mieux Monsieur le duc qu'elle. Je n'ai pas voulu en convenir. J'ai répondu que Votre Paternité m'ayant dit tant de bien de Monsieur le duc et, en particulier, de ses goûts pour la vie intérieure, vous aviez pu me prêter ce sentiment. J'ajoutais que j'aime Dieu seul pour lui-même; que pour elle, je ne voyais pas pourquoi je ne l'aimérais pas, et que je lui portais plus d'affection qu'à Monsieur le duc. Tout cela était mieux dit que ce ne l'est ici.

Le livre dont le Père Médina, comme vous me l'apprenez, a tiré une copie, doit être, ce me semble, le grand que j'ai composé2. Veuillez me mander ce que vous savez sur ce point; ne l'oubliez pas. Je serais très contente que cette copie ne se perdît pas, puisqu'elle est la seule, et que l'exemplaire se trouve entre les mains des anges3. Cependant celui que j'ai fait depuis me semble supérieur4. Du moins, j'avais plus d'expérience lorsque je l'ai composé. J'ai déjà écrit au duc deux fois3, et, par conséquent, plus que Votre Paternité ne m'avait prescrit. Plaise à Dieu de vous garder !

Pour avoir maintenant quelque motif de conteutement, je désire voir enfin Paul. Si Dieu ne veut pas m'accorder

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