‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 45 sur 255 · LETTRE CLXXVI. 1577. 2 JUILLET · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXVI. 1577. 2 JUILLET

qu'elle fasse bonnement son possible, comme on dit, et qu'elle n'offense pas Dieu.

Dans chaque monastère, il y a de grandes épreuves, surtout au début des fondations. Tant que la maison n'est pas assise, nous prenons les personnes que nous pouvons, lorsqu'elles ont quelque bien, et, de la sorte, nous avons de quoi soutenir les autres. Quant à cette pauvre malade qui a été la première à donner pour votre monastère, vous avez une raison toute spéciale de la garder; conduisez-la donc, ma fille, comme vous pourrez. Si elle a une bonne âme, considérez qu'elle est la demeure de Dieu. Chaque fois que j'y pense, je bénis le Seigneur de la joie immense que vous avez causée à notre Père. Pour vous encourager à romplir dignement votre charge, je vous répéterai ce que notre Père m'a dit; il m'a assuré que vous étiez une des meilleures prieures que nous eussions. Comme vous êtes bien seule, la divine Majesté vous vient en aide.

N'ayez pas de peine au sujet de cette affaire de Malagon. Il suffira d'envoyer cela quand vous pourrez.

La santé de notre Père se maintient, grâce à Dieu, mais il est très surchargé de travail. Je vous dirai que le Nonce est mort1, et que le Père Tostado est à Madrid comme vicaire général, nommé par notre révérendissime Père Général. Le Roi, il est vrai, n'a pas voulu jusqu'à présent le laisser entreprendre la visite, mais nous ne savons pas comment cela finira. Les pouvoirs de commissaire apostolique de notre Père ne sont pas encore expirés, malgré la mort du Nonce. Il est donc, je le sais, visiteur comme avant. Je crois qu'il se trouve en ce moment à Pastrana. Nous devons prier beaucoup, pour qu'il arrive ce qui doit être de la plus grande gloire de Dieu. Nous n'y manquons pas ici; nous avons même fait des processions. Ne vous

Page 1