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NOTICES. XXXV

le péril de sa fragilité ?... « C'est plus tôt fait, lui disait un sage, de céder à la nature et de craindre la mort, que de faire de continuels eft'orls, s'armer de raison et de réflexion, et être continuellement aux prises avec soi-même pour ne pas la craindre ^ » Doudan suivait-il ce conseil et s'arrangeait-il pour n'être pas trop surpris ?

En dépit de son imagination tristement prévoyante, Doudan avait l'ùme ferme. Resté à Paris pendant l'hiver de 1870 à 1871, il avait subi cette agonie du siège par laquelle tant de nous ont passé. 11 aurait pu l'épargner à sa faiblesse et à son âge. Pendant le règne de la Commune, il avait partagé le toit d'un ami, d'abord à Paris, puis à Versailles. On ne le vit ni se plaindre ni s'effrayer tant que dura la terrible épreuve. 11 trouvait seulement que l'action de la Providence se faisait bien attendre, quand l'empereur Guillaume « par un soleil splendide » bombardait notre capitale: et à un de ses amis, prisonnier comme lui dans la vaste enceinte, il écrivait : « La journée d'hier (on » avait fait une infructueuse sortie) ne dit rien de précis » que des morts et des blessés...

Incertis Mars errât in armis !

» Quel génie féroce a déchaîné ce froid terrible ? Les » pauvres blessés et même les pauvres bien portants se- » ront, dans ces nuits sombres, dans un enfer de glace... » Je profite de ce que j'ai une mauvaise écriture et peu lisi- » ble pour dire confusément que la Providence semble par- » fois comme madame Benoîton, qu'on ne trouve jamais » chez elle.... Ne dites pas, si vous me déchiffrez, cette » mauvaise parole à madame ***, qui sait des choses plus » consolantes et plus persuasives quand c'est elle qui les » dit... »

On le voit, son scepticisme sur la part que la Providence divine daigne prendre à notre destinée éclatait là encore,

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