‹ Leuconoé, SparteChapitre 16 sur 27 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

1 . — Le soin de décider si un enfant devait vivre ou être jeté dans le gouffre des Apothètes — (gouffre tout différent de la « Kéada « où l'on précipitait les condamnés à mort) — était ordinairement confié à un conseil composé des vieillards de chaque tribu. Ce conseil se réunissait dans un lieu nommé la « Leskhé ». (Plutarque : Lycurgiie.)

2. — Les Grecs divisaient en douze heures le temps compris entre le lever et le coucher du soleil. Leurs heures différaient donc de durée suivant les saisons.

3. — C'est tomber dans une grossière erreur que de présenter les hilotes comme les plus misérables des esclaves. Les hilotes jouissaient d'un certain bien-être matériel. Ils étaient chargés de la culture des terres aux mêmes conditions que les serfs du Moyen-Age. Moyennant une légère redevance (80 médimnes de blé par an) ils pouvaient disposer du produit de leur travail.

4. — Le calendrier lacédémonien est très imparfaitement connu : voy. Ideler (Hamlbuch, t. I, p. 363), Corsini (Diss., XIV, 20). D'un passage de Thucydide, on peut conclure que

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l'année lacédémonienne commençait à l'équinoxe d'automne. Cinq noms de mois seulement sont parvenus jusques à nous; il est permis de supposer que le huitième mois de l'année s'appelait comme celui du calendrier delphien, Héraklcioii, car Hérakiès était la divinité la plus chère aux Spartiates.

Karneios, dans Plutarque (Nikias), correspond au Métagitnion attique (juillet-août). Mélanthos a donc quelque raison de se plaindre de la chaleur. Le vieillard mentionne les mois correspondants des calendriers boétien et messénien; ce sont ceux qu'il peut le plus facilement connaître à cause des rapports assez fréquents des Lacédémoniens avec ces peuples.

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