‹ Leuconoé, SparteChapitre 2 sur 27 · II LES ROMANS DE LA VOIE SACRÉE · texte numérisé non relu

II LES ROMANS DE LA VOIE SACRÉE

blancs Parthénons; c'est la voie de l'Hellénisme; c'est la Voie Sacrée!

C'est sur cette route — vierge encore des pas de tout autre romancier — que l'auteur a la présomption d'engager le lecteur à le suivre. Après Athènes, la vierge passionnée, couronnée de violettes, après l'austère et impassible Lacédémone, il s'efforcera de faire revivre Corinthe, la courtisane voluptueuse, Byzance, la rhéteuse mvstique et sombre.

Ainsi sera complétée cette tétralogie, par laquelle on s'efforcera de ressusciter les quatre cités qui furent successivement les porte-flambeaux de l'Hellénisme, les expressions fidèles du génie et du caractère de la Grande Nation.

Puisse l'auteur avoir réussi à exprimer dignement l'ardent amour qu'il porte en son cœur pour la divine patrie de l'Art, pour la mère auguste de notre civilisation. Puisse le lecteur ressentir à son tour cette émotion si pénétrante qu'éprouvaient autrefois les pèlerins d'Athènes, lorsque, le long de la Voie Sacrée, ils se rendaient aux mystères sublimes d'Eleusis et que leurs âmes s'égaraient sur le chemin harmonieux et doux que suit le Rêve en marche vers la Beauté.

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