I. ■ Plutarque, Agis., II
I. — D'après Schœmann (t. I, p. 273), la concession du droit de cité entrait vraisemblablement dans la compétence de l'Assemblée, bien qu'aucun texte ne l'établît. La question a d'ailleurs peu d'importance. L'histoire de Sparte n'eut à enregistrer que deux fois un semblable événement.
I. — Est-il nécessaire de répéter combien cette conduite d'Anaxandros est conforme aux mœurs, aux usages, aux ins-
titutions de Sparte ? Ceux qui voudraient s'en convaincre n'ont qu'à consulter les Fragvi. bist. de Muller, t. III, p. 458, ce qui est rapporté par Nicolas Damascène. Voyez aussi Hésychius, Photius et Suidas aux mots Àa/cov'.)4Ôç rpo'-o?, où cet usage est complaisamment rapporté.
Suivant quelques critiques, on distinguait soigneusement les cas où des faits semblables étaient interdits et ceux où ils étaient permis. Aucun texte ancien ne confirme cette opinion, et il est probable, comme O. Muller l'a soutenu (Dorier, II), que chacun était libre de se montrer plus accommodant ou plus sévère. Quand Plutarque nous assure que l'adultère était inconnu parmi les femmes Spartiates, cela ne doit s'entendre que d'adultères commis sans l'assentiment du père de famille. (Voy. Schœmann, t. I, lib. III, cap. ix.)
La seule objection que l'on puisse nous faire s'appuierait sur un passage de Platon (Akibiade, I), d'après lequel la conduite des reines était spécialement sous la surveillance des Ephores, de peur qu'un sang étranger ne se mêlât au sang des Héraklides. Dans le cas qui nous occupe, ce danger n'est pas à redouter, puisque en admettant que Tyrtée eût un fils, ce fils ne succéderait point à Anaxandros, le trône revenant à Eurykratès.
I. — L'Aphrodite de Praxitèle — vulgairement la Vénus de Milo — ne fut dans l'antiquité ni Vénus, ni Aphrodite. La merveilleuse statue si heureusement retrouvée au commencement de ce siècle, représentait probablement quelque nymphe ou divinité subalterne. L'admiration universelle a voulu reconnaître en elle la Déesse de l'Amour et de la Beauté : ce n'est pas nous qui protesterons contre cette croyance chère à notre admiration et à notre culte.