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En additionnant les faits de Le Dentu à ceux de Cestan, on obtient un total de 54 épithéliomas leucoplasiques.
Or, sur ces 54 cas, 26 seulement, soit 47 pour 100, ont été suivis d'infection ganglionnaire.
Dans dix cas, l’opération n’a pas été pratiquée, soit qu’elle fût repoussée par le patient, soit qu'elle fût reconnue impossible. Vingt ont succombé rapidement malgré l'intervention chirurgicale ; sur les 21 guérisons, 6 doivent être écartées comme trop récentes ; les quinze
autres donnent les chiffres ci-dessous .
1 guérison a duré r an et demi à £ == 2 ans 2 — D I — 5 — 2 = 7 — I — Bn— I — 9 — 2 — 11 — (Le Dentu et Reclus) I — 13 — (Le Dentu) I — 16 — (Le Dentu) I — 17 — (Reclus)
Ce qui donne comme durée moyenne des guérisons 3 ans 288 Jours, c’est-à-dire une survie remarquablement prolongée comparativement à ce qu'on observe avec les autres épithéliomatoses.
Malgré ce correctif, le traitement de toute plaque leucoplasique doit être l’objet de soins assidus.
Tout d’abord, en raison de l'influence, accordée par
la plupart des auteurs (r), à la syphilis sur la production
(x) Voyez sur ce point, notamment, le mémoire de Gaucher et Sergent, et surtout le suggestif travail de Barthélemy.
ITS des plaques blanches, il faudra soumettre les syphilitiques à une hygiène rigoureuse. L'usage du tabac sera, sinon proscrit entièrement, tout au moins extrêmement modéré ; en tous cas l'emploi d’un porte-cigarettes très long est indiqué ; d'autre part, la propreté de la cavité buccale sera assurée au moyen de fréquents lavages buccaux avec des solutions alcalines ; enfin toute cause d'irritation (appareils prothétiques, chicots, etc...) sera rigoureusement supprimée. |
Lorsque la leucoplasie est constituée, un traitement rigoureux s'impose, et le « médecin doit chercher à en obtenir non seulement l’atténuation mais la disparition radicale » (1); pour atteindre ce résultat, nous possédons plusieurs moyens que Gaucher et Sergent proposent de classer de la façon suivante :
A. Moyens hygiéniques ;
B. Médication interne ;