Les Mongoloïder Polynésiens et leur caraëtèré
Dans le dernier chapitre, nousavons terminé la première partie de ce livre, velle qui u trait à l'éduealion chez let races noires, c'est-à-dire chez les races humaines les plus inférieures. 11 importe de bien remarquer que cèlte infé=
r tàl 1 eng.
Les noms donnés aux enfants leur el inspirés ordinuirement aux pare constunces de la naissance, soil par dre de l'enfant. L'un s'appelait «
4) Cook (Troisime voyage). His. Litr M arab Voy: aux ete ee 1,58.
ues el ne s'uppliquait qu'à 6 et reconnu. Quoi qu'il en
Aux Marquises, il arrivait sou (GE qu'il était capable de se sufl pour aller où bon lui semblait se LAC ECHO QE
iléresser encore (1).
Al AE Re Ja races |
LES première, élait d'abord familiale, les
moins la était familiale, les pères soc eupant beaucoup des garçons; les mères, des filles; puis, aussitôt la première enfance passée, l ic devenait sociale, surlout pour les garçons appartenat
Ja caste aristocralique. Mais les Polynésiens avaient secoué la stupidité des premiers âges: leur intelligence était même éveillée, aclive, puisqu'ils possédaient une Jillérature, des légendes mythologiques oLeosmogoniques
(1) NeweZealanders. 467, 300. 291.
12) Cook, (Troisième voyage, Fist. anis, voy, vol, IX, 288. à #3) Dumont d'Urville, Loc, cit, 67.
A6) 4bid. 109.
à ils opéraient, par exemple, en s'aidant de noix de coco et ils en mellaient de côté de rquer les dizaines : de grandes pour les
la Nouvelle-Zélande, on se servait dans d'entailles, marquant les vingtaines et, procédé mnémonique, on arrivait sans peine ire cents, An delà, c'était l'inconnaissable et l'on répétait plusieurs fois le mot
éit. vol. IX, 2K5 (Troisième voyage).
t lunaisons (6).
durée du jour, ils la divisaient en | ee pour le jour proprement dit, six pour la nuitel,
où heures, ils savaient les reconnaitre par
n du soleil, durant In journée; pu lip nuit (7}. Pour achover l'énumération des con= indigènes en Polynésie, nolons encore que d'insulaires du grand archipel néo-zélandais nt la géographie de lour pays assez bien pour draverser, sans routes, dans tous les sens ct
Ju cit VOL VII, 29 (Deuxième royal.
Luc. eil., L. V, 296 (Premier voyage].
an.
Ja constitution politique était féodale, mais
(4) New-Zoalanders, 380.
42) Cook, Loc. eit,, vol. IX, 83 (Troisième voyage}. Les Polynésiens, & IV, 307,
et avec une extrême facilité sur des sujets
pur exemple, de glorifier les exploits des chefs, de leurs qualités d'esprit ou de corps, de chanter aussi plaisirs de l'amoor, ete, Cook raconte qu'un jo
intellectuelles ne sont pas d'une stupide; aussi les Polynésiens, surloul de la Nouvelle-Zélande, mirent-ils de l'empress s'assimiler la civilisation européenne.
IV. — Les Polynésiens et la civilisation européennes M Les premiers missionnaires anglais à lu Nouvelle 1
{1} Mwrenhout, Loc. cit, 1, 306, f) id. 4,
fie pecti ant ent ans ve ESS la première école Ce
7 à 17 ans et de condition sociale très diverse, On comp= Aail parmi eux sept orphelins, six esclaves pris à la guerre. et qui par conséquent ponvaient être de race noble, plis sicurs fils de chefs, dont l'un ful en état de devenir. maitre auxiliaire au hout de quelques mois. Tous apprenaient à écrire facilement, au moins aussi bien que les enfants anglais. Ils adoplérent aussi des jeux européens:
le cerf-volant, la toupie (4). Plusieurs firent de rapides
{1} New-Zealanders, 2.
sui.
12} Jvid, s :
3) Dumont d'Urville, Zne. cil., 222-223.
18} Dumont d'Urville, Loc. cit., U, 244.
avec la rapidité que l'on sit (EP e d'ailleurs tete lo succès
Rues qu'ils ncquéraient, étaient surtout” né “niques (3). On a même constaté, en Polynésie comme
41) Kotrebue. Hit. unio. voy. (Deuxième voyage), vol, XVIL 290: [2 Kotrébus. Loe. eil. 298.
{3} Walpole, cité par IL, Spencer in Principes de psychologie. 184.
ions, particulièrement religieuses. souvenl pendant les initiations que la dernière main est donnée à celle instruclion, qui, au moins par son but, est relativement supérieure.
Tout cela, nous l'avons trouvé chez les … racenoire, mais ä des degrés divers, Chez les plus déve Joppées d’entre elles, notamment chez les nègres de race
" D. vernées par des caciques héréditaires et jouissant!
nr”, ner Le. cit, 1, 169, I, 102.
D'Orbigay. Loc. cil. |, #43.
Letires étifianter, vol. xn, 8.
A6) À D'Oehigay. Lo, ei. 11. 108,
un peu plus âgé); le quatrième, « quatre cornes » (élan de Lrois ans, ele.) (1). Le clan du bison avait un autre système de noms, mais toujours ces noms étaient totémiques ; par exemple: « qui soulève de la poussière en se roulant », ni court en rond », « courtes coi » « bison de deux ans, ele. Tels étaient les premiers noms donnés aux enfants: mais souvent ils étaient changés, durant le cours de la vie, pour des noms de circonstance, rappelant des exploits particuliers ou de remarquables aventures. Ce sont ces derniers noms très pittoresques, que les Européens ont surtout remarqués. Dans les relations habitelles, surtout entre membres d'un mème clan, les noms personnels étaient remplacés par des dénominations générales, rappelant ke degré de parenté réel ou de convention: « frère, père, mère, fils. ele. »
Au sortie du berceau. les enfants peaux-rouges, complètement nus, rampent an se roulent dans le cabane jusqu'à ‘eux-mêmes à marcher 4). Avant Fâge de quatre ans, ils n'ont pas le moindre vêlement: à partir de cet âge. on leur denne des robes de peaux, analvgnes à relles de leurs parents 7. Durant la première es petits Peaux: < n'ont à supporler aucune gône. Hs vent où se trainent - s Bseueal: dans les bois. la huue, lan ils passent dans les les et ies rivières ande partie de la journée et 5 vers quaire ou cinq ducation familiale. Les rs la mesure de leurs
thsomiau Institution,
à Ourr Rs 3 5
vuit plus que pour la revanche (4).
Cette éducation familiale ne pas
école, les enfants d u robustes et, entre eux, rivalisaient d'énergie. On voy: des petits garcons et des petites filles s'umuser à se ensemble pur les bras juxtuposés, entre lesquels on pl
Loc. 36 37.
# 14 Lltuu, Loc. cit. 11, 288.
{4} Charlevoix. Loe, eit, 17.
Gailin, La vie chez les Indiens. 58.
46) Charlevoix, Loc. cit. 37-38, — Lufilau, Loc, cit, 11, 2884
épuules, de Ja poitrine, des bras. C'était avec joie qu'ils supportaient | #ees tortures; même les jeunes garçons complaient ave Dnpelivuco les mois, les joues, qui les séparaient encore le cette gloriense cérémonie (3).
à 1 0, Dorsey, Lac. eil. 266.
Charlevoix. Loc. eit. L +, 323.
43] Gotlin. La vie chez les Indiens. 442.
Se s
Liailes envahisseurs de
fois, aux États-Unis, on a débattu
2e Le RS
an!
qu'on leur envoie, n'ont pas une situation suffisante et il pürail que la plainte est fondée. Deux Indiens l'ont fordi termes naïfs et bien peaux-rouges qui voici: « Notre peuple nous a chargés de vous remercier pour les écoles que vous nous donnez. Nous sommes heureux d'y envoyer nos jeunes gens; mais nous pensons qu'elles pourraient être améliorées. Les hommes, que vous nous envoyez, sont trop petits. Ce n'est pas que nous trouvions à redire à l'exiguité de la lille en géuéral : mais il semble que ce soient les plus pelits de vos hommes. Vous devez les payer trop peu. Parfois nous les nourrissons avec des lapins et d'autres choses; car nous ne voulons pas les voir mourir de faim. Ne pourriez-vous . nous envoyer des hommes plus gros, des hommes que paieriez un peu mieux? » 1). Après avoir reproché Unis d'avoir lrop souvent assimilé les Indiens aux animaux huisibles, l'auteur du Lravail où j'ai puisé ces renseignements, conclut en disant que. si même, et quoi qu'on fasse, la race peau-rouge doit disparaitre, il vaut mieux que sa dernière parole soit une bénédiction qu'une imprécation; qu'en attendant le Canada a sauvé les Indiens et qu'en le faisant il s'est rendu service à luimème 2.
mulée dans le:
— Valeur de l'éducation indigène en Amérique
Nous venons de parcourir les deux Amériques, du Canuda au détroit de Magellan: j'entends les Amériques sauvages: puisque nous avons réservé pour une étude spéciale les grands États barbares de l'Amérique centrale, ceux qu'ont détruits les Pizarre, les Cortez et leurs émules. Dans ces contrées si vasles, nous avons trouvé des variétés humaines, de race mongoloïde, ayant, toutes,
PO Tiens Lac cit.
Sum m à :
+ 166 L'ÉVOLLTION DE L'ÉDUCATION
. du climat, du milieu, cette éducalion, moins réglemen- # aire mais plus rigoureuse que celle de Sparte, était très À bien adaptée au but à atteindre. Chez les Peaux-Rouges, elle avait produit des résultats, qu'on peut appeler merveilleux, et formé une race d'hommes, dont le stoïcisme “réel, pratique, dépassait de beaucoup le stoïcisme passif #4 "el philosophique de l'antiquité. Le prisonnier peau-rouge rattaché sur son cadre de martyr et défiant pendant des! heures ses tortionnaires de lui arracher même une *‘plainte, déployait une énergie de volonté, une force de caractère, dont on ne trouve que des exemples rares el toujours à demi légendaires dans l'histoire primitive de notre Europe. C'est même là, pour la pédagogie morale, une précieuse expérience. Elle suffirait à prouver qu'à la condition d'être persistante, de porter sur une suflisante ” série de générations, l'éducation peut transformer radica-<" : lement la nature morye de l'homme au point de doter" toul un peuple d'une {réhife de caractère, que commu- “* &°__ nément nous appelons héroïque.
Cette étonnante vigueur de la volonté est-elle compatible avec une haute culture de l'esprit? Sur ce point, f*" l'éducation des Indiens d'Amérique ne saurait nous ren- £:"* seigner, Leurs rudimeuts d'art et de science étaient encore 5!" négligeables; ils ne se souciaient guère du développement »°* intellectuel. Ce côté de l'éducation, nous ne pourrons # À
‘ l'étudier que daus des sociélés beaucoup plus civilisées. Les essais, de date encore si récente, qui ont été faits pour | donner aux Peaux-Rouges une instruction européenne et ‘ en faire des agriculteurs el des ouvriers, ne sont pas néan- ‘’,; moins sans importance [héorique. Ils prouvent que, même <,, dans un temps assez court, il n'est pas impossible à des ‘* populations primitives el vivanl encore de chasse ou de !? pèche, de se plier à l'exisence sédentaire, agricole et laborieuse des civilisés. Enfin ces expériences montrent que notre instruction primaire el même supérieure n'est
Som
LuyA
ee pas inabordable pour les sauvages, et qu'avec un peu plus de mesure, de ménagement, surlout d'humanité, les Européens réussiraient à s'assimiler la plupart des races L altardées, que trop souven| ils se contentent d'éipui- / |
sonner et d'exterminer, se féfäfénf ainsi bien au-dessous d'elles.
l'ÉDUCATION CHEZ LES INDIENS D'AMÉRIQUE 167
170 L'ÉVOLCTIOX DE L'ÉDUCATION
signalé bon nombre d'exemples dans l'Amérique du Sud, se retrouvail aussi chez les Laguneros et les Ahomaus du Nicaragua et du Nouveau-Mexique; là, au moment de l'accouchement de sa femme, le mari se couchait pendant six ou sept jours et s'abstenait de manger du poisson où de la viande (1). Chez d'autres tribus du Nicaragus, la femme, aussilôt après l'accouchement, allait se plonger avec son nouveau-né dans le ruisseau le plus voisin; pratique tout à fait sauvage ainsi que la longueur de l'allaitement, qui était de trois ans (2).
Dans les Wibus plus civilisées, l'attribution d'un nom à l'enfant élait déjà, comme au Mexique, une très importante affaire. Chez les Pipiles, la cérémonie se célébrait au temple. où le prêtre officiant donnait ordinairement à l'enfant, suivant le sexe, soit le nom de son grand'père, soit celui de sa grand'mère ; en même temps on faisait à l'idole des offrandes de cacao, etc. (3). Au Guatemals, pour nommer l'enfant, on consultait le calendrier indgène, el, exactement comme cela se passe souvent et pays catholique, on donnait au nouveau-né le nom di dieu. auquel ce jour était consacré. A partir de ce mo ment, d'après La: es, les parents perdaient leurs noms propres et, comme il arrive en Cafrerie, s'appelaient set lement « mère ou père de X. ». Cette coutume n'était pourtant pas générale: ainsi, chez les Ityas, on formait le nom de l'enfant en combinant ceux du père ct de la mère mais en ayant soin de commencer par le nom maternel. Les Mayas de l'Yucalan procédaient de même, en adjoigant aux noms des parents le préfixe na (4). Mais ces quelques faits de détail recueillis çà et là sans ordreni méthode nous renseignent fort insuffisamment sur l'édu-
il. M, GO.
Ibid, iso.
mule même de l'offrande, telle que la rapporte le chroniquenr: « Nous l'offrons dès à présent, alin qu'à un âge convenable il entre et vive dans son de Notre Seigneur, où l'on inspire les bons principes aux seigneurs nobles, el pour que notre fils soit argé de balayer et de nettoyer la dite maison. Pour ces raisons, nous vous prions humblement de le recevoiret de
; Je prendre pour fils afin qu'il entre et vive avec les auts-es €, ministres de nos dieux dans cet élablissement où se font, nuil el jour, les exercices de pénitence, en marchant sur les genoux, sur les coudes, en priant, pleurant et sou pirant devant Notre Seigneur » (1). Ce petit échantillon d'éloquence prolixe et pieuse donne déjà une idée de cet Le curieuse sociélé mexicaine, où la férocité cannibale Les © ancèlres se mariail d'une façon si révollante à un esp d'humilité el de componction monacales. On aura re marqué que cetle formule est à l'usnge particulier des nobles. Il est probable qu'on faisait moins de façon pour
le populaire, qui pourtant, comme nous le verrons, avazil
ï ses écoles.
La sociélé mexicaine élail à la fois barbare et féodale : par conséquent la grande fonclion de ses nobles consislait à guerroyer el l'accoucheuse le disail au nouveau-né 1° eu lui coupant le cordon ombilical. Voici à ce sujet Ia formule riluelle; car les Aztèques en avaient pour tous les aeles importants de la vie: « Je coupe ton cordon ombilical… Sache bien el comprends, que la maison où les né n'est pas la demeure: Lu es soldat; Lu es l'oiseau appelé quechalli; Lu es aussi l'oiseau appelé caquan:…. La maison dans laquelle tn es venu au monde, n'est qu'un nid, une hôtellerie où Lu as mis pied à Lerre.. C'est ici que tu germes el Ileuris; c'est ici que tu te sépares de ta mère, comme un fragment de pierre abandonne le bloc
aus
EP Sahagun, Lor, cit. 231.
gen Aux filles, on se bornait
us EPS CRE ET
de légers fardeaux, A six a marché: la mère. A huit
Luait le petit garcon à porte 1 suivail son père nrveillanee de que montrer aux enfants les fau besoin. À dix ans.
us rebelles à Le ents avaient les pieds et ains Tiës el on les piquait avec des épines de nia-t lier les mains: mais on > it nécessaire, A onze ans, si leur con aintenait la tôte dans
où sept ans, le petite fille filait sons la ns, on ne ail encor instruments de
inés à leseliûl
les ga
les lrappail, il duile élit mauvaise, où leur an de fumée, A dense ans, le garcon mauvais Sujet
ils et mains liés, pendant un jour cutier. Au même âge, la jeune fille était ‘asfreinle à se lever, bemuit, pour balayer. Entre EF et 15 ans, les garnt chercher du hois dans les montagnes el e terre, lantèt en eanôl: on les paraient le grain,
nu était exposé tout nn
sons sep allai ieut
le env
apport il aussi à la pêche, Les tilles p fésient crise, Missaient les étotfes, A quinee ans il sens la direction des prêtres, l'éducation “+ milit Un curieux et célèbre papyrus Paraghique, Led . nous représente les re éducation fañniliale .
“rtions ou de demi-rations - 1. — Sans doute il n'éta fev leurs enfants dans leur était pas ains &
cepn
ses rail presque monopoli ’ + annexées au Temple=
Ps ; Nos 8 le umes pour les enfan Æ : « Si ccux du populaire. C € ‘ - mes st Mexico, chaque queæ ©
Su On y recevait & <
seaient dans l'établissement mème, où on leur ens il la piclographie, l'astronomie (elle qu'on la connaissuit, puis des hymnes sucrés ou héruïques et historiques. enfin les lois de leur pays; en même lemps, sur tent pour les plus robustes, on leur apprenait à manier, : les armes, à se servir de l'arc el du bouclier. Au besoin” on les punissait, mais seulement en diminuant leur ration” alimentaire en ve lemps qu'on augmentait leurs faligues (1. w Toujours on leur débitait des homélies ; on leur faisait # pieuses exhortations à la vertu, à la chasleté. à l'hu,! mililé, ete, De très bonne heure on Jes éñmenäit à me “ guerre, en les obligeant à por! fobaches Sur feurs : épaules. L'élève, dont en était le plus satisfail au point © de vue dl du courage, était nommé | chef des en faisant quatre pri-!
È . on lui dennait dans les cullèges des’ en on en faisait une sorte”!
portant le bâton de ju: sant pouvoi ri délinquant : Es ls jeunes n n doués el bien élevés” caient destines à occuper des fonctions publiques, notam- : ment à être charges d'amiassules, on ssignait beaucoup ? ation sraioite et ils s'exercaient à prononçer de * icrgaes harangus mais fans un style vfliciel, comp # eune noble s'appli- ?
: le métier des armes: à à . mais sus la surveillance rimentés, que les ä ua banquet et qui vue leur pupille (4;.
ul
rer
et ensacte
maison: dans l'Yneatan, une servait aux jeunes gens de salle le de e dartoir, la nuit. Les écoles étaient c ue; dans l'Yucatan, ces écoles étui des enfants nobles el on y enscignail, morale, ln guerre, la médecine, l' musique, ln poésie, etc, Au Guatemala, ln L irents était un crime, quelquefois puni d un devoir étroit de les assister dans li Ai (on Tes, sous Je règne de Nezahualcoyotl, prince, poèle et philosophe, il existait, pour roi, un séminaire spécial où l'on enseignait le armes, les pauvres connaissances scientiliques possédait et en même temps l'art de travailler les nt les pierres précieuses (2). Tous les huil jours . accompagné de sa famille et des grands, faisait
0 À Bancrof. Zoe cit. AB!
Ibid. LIL 216.
leur influence moralisante devait être assez médiocre. Le
: Dieu, dont il y est sans cesse question, ne pouvait être “7 que l'un des dieux nombreux du panthéon mexicain, peut-être le Dieu de la guerre, le plus vénéré de tous par
: lee sanguinaires Azlèques, qui associnient la cruauté la
spas sauvage à ln piété la plus onctucuse. D'ailleurs la religion el la guerre ne se séparaient point dans leur * politique; puisque les expédilions militaires avaient pour a à but principal de fournir des victimes humaines au culte; % puisque, du moins à Mexico, le Grand Pontife, ordinai arement choisi dans la famille royale, élait en même temps KL gtpéralissime (1).
“Pour entretenir la foi et la valeur guerrière, les Azlèques avaient instilué des ordres religieux et des ordres mililaires. Dans les premiers, dont les uns étaient masculins et les autres féminins, la règle était des plus rigous reuses, Ce n'élaient que macéralions et pieux exercices On se levail à minuit pour se plonger dans l'eau ; puis on Fe lail presque jusqu'au jour en chantant des hymnes el
accomplissant des pénilences (2). — Dans les ordres mili—
taires. dont les uns élienl purement aristocratiques e€
dont les autres récompensaient la valeur guerrière, des “inilialions eruelles, visiblement célquérs sur celles des Peaux-Rouges, mettaient à l'épreuve la force d'endurance
du eandidat. Ainsi, pour entrer dans l'ordre de TeeuhtLi
réservé à la seule noblesse, il fallail d'abord réunir œæ--
fines conditions d'âge, de courage éprouvé, de situlion
de fortune, puis subir une cruelle initiation. Après an
acte d'adoration sur un téoealli, le grand-prètre perçait en denx endroits l'oreille du eandidat soit avec un 9$-
gle: après quoi il l'aé&s rossières. Les assistants, qui sans doute
avee une serre d°
pointu, blait d'injures
1 aneraft, Lu, cit. HL, 200 BL Route Les Aitéques. UE.
$ . Celle année mexicaine comprenait rue mois de vingt jours, désignés les uns et les autres pa
des signes piclographiques particuliers. Les noms «
rappellent beaucoup ceux de notre eulendrier
publient. En voici quelques-uns: dragon, maison,
Tupin, euu, chien, singe, aigle, fleur, mouvement, el 4
Pour parfaire le nombre annuel de 465 jours, on
Huit cinq, identiques aux jours épugomènes d
) Prescott. Conquest of Mexico, Loc, cit. L 1. 109-111 Sn a mare
18 L'ÉVOLUTIOX DE L'ÉDUCATION
elle était la chronométrie civile au Mexique. Le clergé en avail adopté où plutôt conservé une autre, une année luni-solaire, divisée en mois de treize jours; car treize L pour lui, un nombre mystique. Des intercalations eunsenables complétaient l'année, qui avait un spécial de notations ponetuées etdesignes pictographiques. On a remarqué, el certainement le fait est suggestif, qu'une petite période, comprenant quatre brdictions mexieuines de treise années cléricales, renfermait avec les intercalalions, trois cent soixanle-cinq périodes de Loire jours, correspondant juste au nombre d'années constituant li grande période dite sothique de l'Egypte ancienne, soit H60 1. Celle curieuse coïncidence esl-elle purement fortuite? On a quelque peine à le croire; car elle resalie d'une combinaison arithmétique trop savante. Là encre, neus trouvons nn de ces faits singuliers, assez ux dans FAméri ntrale et qui forcément font irectes ou indirectes, entre
non penser à d'antique le Nouveau Mon
La determin tion d + solaire suppose quelques < précises en astronomie et en effet les Mexieains peseiaient une rertaine séience du ciel. En lndrier, e\lame grande place de ques savaient déterminer, avec ne si ire heures du jour, la date des celie nt le soleil passait au ie des éelipses avait
connaiss
un enorme « Mesieo, a nentre que les AA tit
Lcd jets puur eux: puisque. dans mes, ds cn. vumsente l'ombre du disque hu sr pair lee Malheureusement, au
l'astronomie cie ct les prètres dres-
her dau sent
et suggeslive, propre à venir en aide à l'enseignement oral el à se combiner avec lui {1). C'est surtout sur ce qui concerne l'enseignement dans les collèges aristocratiques da Mexique proprement dit que nous sommes renseignés. Du plus au moins les écoles des autres États aztèques devaient avoir une organisation analogue et tâcher par les mêmes moyens d'alleindre le même but. Pourant dans le royaume de Tezeuco nous trouvons une instila— tion loute particulière, celle d'une sorle d'académie, chargée de diriger el d'encourager la production lillé— raire. Celle académie portait le nom de Conseil de Mu— sique, mais le mol « musique » doit se prendre ici dns mn sens lrès large, analogue à celui qu'y ont attachéles Grecs, Ce Conseil avait pour fonction réelle de récom— penser les compositions sur l'astronomie, la chronologie + 3 l'histoire, mais aussi de’ régeñler et censurer ces œuvres » qui devaient obtenir son approbation avant d'être rendues publiques. C'est à peu près le rèle, qu'a rempli top :* longtemps chez nous la vieille Sorbonne. Non seulemen # le Conseil de Musique dupechait la publication des œuvres jugées par lui dangereuses, mais il en thütiail les auteurs et sévèrement; puisque dans les compositions historiques, toute allération volontaire de la. vérité étai€ punie de mort. En revanche le Conseil décernait des pri aux Lravaux el poèmes, les plus méritants à ses yeux, sur l'histoire, les légendes nationales, là morale. Le célèbre souverain lezeucun, Nezahualcoyoll, à la fois poète e& philosophe, ne dédaigna point, nous dit-on, de prendre part à l'un de ces concours. Qu'il ait été couronné, lors u'en peut guère douter ; mais nous pouvons croire que quoique prince, il méritait celle gloire à en juger par 1æ seule œuvre de lui, qui nous a élé conservée, par um pelit poème pessimisle, exprimant le sentiment du néant
(8, Lrescutl, Loc, cit. 90.
jamais 4 rapace et religieuse, auront les sacrifièes humains et
DA AIR e Re qu EH AanL fes a Rens dont
l'histoire a 616 tquto autre. — Il est bien difficile aussi de
les doctrines d'hu-
effusions familial FH) Mexiet, familiales, L les jeunes
PA REA pu permis de croire enfin que
n'avaient pas fondé le régime de théocratie
«7° à la surface, si fai es au rene ne résuller ljque de la rencontre de courants divers. D'où venaient Fa ces courants ? Sûrement et pour une grande part, de l'Asie mongolique, peut-être de la Chine très ancienne, Fa Muis les types humains, figurés sur les bas-reliefs de » l'Yuculan, ces silhouettes au profil allongé, au grand nez ne A
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