‹ Lévolution de l'éducation dans les diverses races humaines; (volume 2)Chapitre 2 sur 20 · DES MATIÈRES · texte numérisé non relu

DES MATIÈRES

at

oquence de la phase héroïue. — Les écoles de

luguence, — Virile que Bavahiseement de lan chetsique Les alyle oh ve ee d' lire 0 lu pile pire dl CURE TS

eue rl

— Epictète et les rhéteurs. — Les mestiques, — La satire de Lucien.

tatin décadente. — VI. Les sciences el Les ltise Nievre d'enseignement scientitique. —: Indigence de de coins tomamne, — Les lettres numériques. — fntui que. — Les bibliothèques à Rome.

Le dédain impérial pour la ülucation des filles. — Educa-

dinatuies Los copies manuscrite, cut Maire. NUL L'

Lion tomitiate Pr du mariage. — L'idéal de la honne menngée Le lllage. — Ecoles de filles sous Ausut Lneation litiéraire des patriciennes. — La chodamage 60 son nmportanee, — Les femmes philosophes.

aude Ur ticennes. — VIIL De la race et bouton, Le mauvais rôté de l'enseignement orgames qu lt Ledueation de Rome et celle d'Athènes.

CUAPITAE XVI

DELA TRS MÉMOÉVALE

L'élevage des enfants dans l'Europe smeut des Druides reliques. — Les ile monique, — I, L'éducaaule romaine.

ium et le Qu:

1 Europe barbe

OTOTRR bot ee eue eetneent tn ou evo !

Ctenmmne et Pre

dore Enanignement ete sélection littéraire, — Mathieu Ca edtanene ei UL. L'éduca- Don Maen de Vehte Ne l'époque des U Les Panerstes et leur organisation, — Les ul cale Penleminance de la Théologie el de tete, La Scholastique et le Droit Canon. — Déaluthen du Léucation au Moyen âge. — Origine de l'en-

— Muurs grossières autobiographie. — Bac- Dauiate d'origine des collèges, — Les Lois degrés d'enseignement au Moyeneus el les degrés, — L'éducation des norareté des livres, — Les inoines copistes, — Les

sep mare des étiitiants, Th, Pat

at et léjatinie

Médagegies, 1

xvnt TABLE DES MATIÈRES

Le dhessage industriel et l'éducation guerrière dans les monarchirs barbares. — L'éducation cléricale au Pérou et an Mexique. — L'éducation morale dans l'ancienne l’erse. -— Les concours mnémoniques en Chine. — L'éducation libre à Athènes et à Home. — pédagogie autoritaire du Chr ü — I. Le présent, — Du Moyen âge à la Révolution. —- Les rapports de Rolland, Talleyrand, Condorcet, Lakanal. — Les urandes Ecules spéciales fondées par la Convention. — L'Université centralisée par Napoléon I. — Les vices du système. - L'éducation en Angleterre. — Fondation spontanée des écoles. — Euseiy out bourgeois et aris- Weratique. — Les universités. — L'enseignement d'Etat en Allemagne. — Relative autonomie des universités. — truction en Amérique. -- Spontanéité des fondations et ri

chesse de leurs dotations, — La coéducation. — L'université dé Palo Alto. — Les écoles à Boston. — Les collèges. — L'esit pratique des méthodes. — IL. La pélayugir future. —

Di r d'Elmira. -- Puissance de l'éducation morale. — La démoralisation par l'argent. — Le Dévalogue du dollar. — Future organisation de l'éducation intellectuelle. — Nécessité d'un incessant progrès pédagogique.

d L'ANGLE LE L'EBCUATION

deja ne idee, L'éducation, c'est l'art de développer l'être human dans deb où tei doter d'aptiludes, de pales où de défauts, qu'atandenné à lui-même il n'audut qu acquenr, — Mais dejà cette définition doit suser ane objection prejidicieile. 1 bien sûr, peuteu due au prlagogues, que l'éducation ait le pouvoir que op sonvent ou luc prête ? Chaque homme ne nait-il ques ver un eusembie lasent d'aptitudes, de tendances, lepuees par La hès longue € érations ances- Bulen elque votre cuiture d'un jour est aussi impuissante der qu'à étendre? La pretention, que se plaisent à ab her les sducate ceile de petrir, comme une molle mile, étre coutié à leurs svins, est-elle autre chose qu'une proswmptuense illusion? — Cette objection rada content meontestablement une part de vérilé sut que, dans son corps et dans son esprit, he human, mème tout animal, soit autre chose ullat global des induences subies vrganique- Let mentalement par Les ancètres? A vrai dire, ces ans Qut constitue, pour l'espèce. une éducation s races sont resa dans la menta-

sens:

aine des g

dan d'une duree cyclique. dent le protualement empreintes aussi

S'accommeder: dans Fhumanite, tout particulièrement des milieux sociaux, du genre de vie, que, depuis les ages les plus loi metres ont di subir ou adopter.

ete. De ves intluences, si variees el si puissantes, est résullee la ervalion de types humains dissem curps el par l'esprit: mais ces types si lentement eréés ne sauraient evidemment se modilivr sans peine. Dans uue lirge mesure, laut cela est vrai : mais, d'autre part. l'histoire générale du monde organisé nous crie, qu'en dernière analyse tout ètre vivant est muable et transfor-

d'oiseaux, ce langage lui-même s'enscigue et et soir, les individus se réunissent en troupes:

Éotluant/aiualt de mutuelles leçons et souvent sans y

- songer. Aussi les cliardonnerets chantent très mal, alors

qu'ils ont 6lé élevés en dehors de lonta société avec des

ciseaux de leur espèce. Au contraire, on à vu des merles

D apprendre d'eux-mêmes, en fréquentant le

LE Moura, cé menates dec animer, M, an Socieés animales, #41

10 L'ÉVOLUTIOX DE L'ÉDUCATION

une vive jouissance à s'acquitter de ce grand devoir social. — C'est un très curieux spectacle. Les vigilantes ouvrières s'occupent d'abord des femelles pondeuses et chaeune de celles-ci est escorlée par un groupe de douze à quinze ouvrières, dominées par une seule préoccupation: l'attente des œufs. Partout elles accompagnent la femelle fécondée, dont elles ont la garde: entièrement à son service. elles l'aident dans les passages difliciles; même elles la portent au besoin: elles ne négligent pas de lui offrir des aliments, ete. Elles choient leur précieuse captive, mais est dans le seul intérêt de la république; elles la retiennent par les pattes, s'il lui prend envie de s'envoler et, pour plus de sûreté, la conduisent dans les galeries outerraines du nid, où elles ne Ini permettent aucune liberté dangereuse, c'est-à-dire nuisible à la communauté 1). Quand arrive le grand événement, la ponte, qui se fait en marchant, le zèle des gardiennes redouble ; elles s'empressent autour de la parturiente, relèvent avec sollicitude ses œufs, en ayant bien soin de les porter à leur honche, tout en les retournant sans cesse, afin de les maintenir constamment dans un état d'humidité convenable. Un peu plus tard, des ouvrières, faisant office de sentinelles, gardent les larves et les nymphes et sont constamment prêtes à se dresser et à lancer leur venin contre tout ennemi dangereux pour le trésor confié à leur vigilance. Ces larves el nymphes, si bien protégées, sont en outre portées par leurs gardiennes sur la fourmilière eexposées, pendant un temps convenable, aux rayons solaires. Puis, au moment opportun, les coques des nyÿmphes sont ouvertes et avec un Lel soin que parfois chacun dle leurs fils est coupé isolément. Une fois la coque ouverte, rien n'est encore lerminé, et l'on voit les ouvrières se relayer pour délivrer le nouveau-né de ses entraves, pour

purmis indigènes, 73-71.

mue vnritaie

n és ai Œ vous 04 : is * œunvne

sou to Se re enen

TETE <u à

! CT ET vu

É ” Je au +

CE TC ue ame de

Des es cabots 1 rappe mo nge ge nan cn on bon plaisir ti léger qu'il de lon amante sans ls bhses un allure est as douce qu'en pleine course lt ne dise, ent des, une late or une gente comprend tout, COCOON ENT que In pure dut Lehoe v

de Inente Dos roubrnt dre quue fe

met donier

afé sans en renmme un fils

euthoutsi de anemant que al de À cn ve et toute que ee dE chatreters l'Eure

sl incomparaui de nos paysans

ut mens el

anthropi que:

gnon si dévoué qui aime son maltre plus communiquer | uves lui, a

et Re que des auxiliaires intéressés po chasse ou de féroces gardiens du cumpement ou du Y age.

Les qualités, que nous prisons dans notre chien Aique, sont done des qualités acquises par 1 b al à des empreintes même assez mal eonsolidées encore; puis cent aisément, alors que l'animal, ciété humaine, retombe en sauvag

et au bégaiement de nos enfunts (2).

© Aussi le langage chanté n'appartient qu'a co d'omux: le corbeau ne chante pas comme Frossiguol, quoiqu'il ait un larçgox semblable au sier par l'exercice et surtout pur limitation spontanée q jeunes oiseaux apprennent à chanter; il va de soi reliennent surtout lo chant de leurs parents ; mais,

[) Houzeau, Facultés mentales des animaux, W, 412. (2) Darwin, Descendance, LM.

26 L'ÉVOLUTIOX DE L'ÉDUCATION

danger, par exemple l'imminente attaque d'un animal de proie, menaçait les volatiles (1). Ils avaient donc appris un langage étranger au leur, uniquement pour l'avoir entendu. De même les chiens restés muets, ceux de cerlains sauvages, les chiens hurleurs, apprennent à aboyer, alors qu'ils ont l'occasion d'entendre suffisamment leurs compagnons civilisés. Ainsi on a vu un chien hurleur de Peau-Rouge, qui était né à Londres, apprendre à aboyer, en entendant ses compagnons plus civilisés (2). Chez les animaux, comme chez l'enfant et mème chez l'homme, l'aptitude à imiter est souvent en raison inverse du développement intellectuel et, dans notre espèce. elle est parfois très puissante chez l'idiot (3).

Est-il bien certain. comme on le pense généralement, que tous les animaux soient incapables d'apprendre à parler une langue humaine ? Il est permis d’en douter; puisqu'on voit des oiseaux. les perroquets. les sansonnets, etc. apprendre à prononcer des phrases entières. Sans doute, ils semblent bien le plus souvent ne pas les com prendre: mais il y a des exceplions. Darwin cite un perroquet, qui. sans jamais se tromper. disail « bonjour », . et. dans la soirée, « bonsoir »: qui en outre par leurs noms certains membres ou amis de la famille. à laquelle il appartenait. Darwin mentionne encure un sansonnet allemand, qui disait aussi et toujours à propos « bonjour » ou « bonsoir ».

Mais la plus curieuse histoire de ce genre est celle qui est arrivée au prince Maurice de Nassau durant un voyage au Brésil. Le fait a été rapporté par un écrivain fort estimé au xvur siècle ,F et Locke le cite tout au long

ab des anima. à

du Temple Edit. de Hollande: p. 88.

2 L'EVSLLNS DE L'ETAT

oasdenre sit fort easidérable. Néanmoins. il n'y ab. apes toat. que l'amplitieati.a de faits de mime orire. paisque certains visaus parleurs <e serrent jedicieusement de quelques-uns des mots qu'ils ont appris. Mais poanmoi Le mammifores les plus intelligents. e>mme le ebixn par »xemple. qui vit dans la plus étroite intimité ass l'homme. n'apprennent-ils pas à parler? Peut-être pare» qu'on ne s'est jamais sérieusement occupé de le leur snseirasr. puisqu'il y a des exemples de chiens parleurs: du moins il y en a un. clui cité par Leibair. qui dil avoir vu. en Saxe. aa chien sachant prononcer distincte. ment vingt mots 1.

Si svesptioanels que soient jasqu'à ce jour de pareils faits. ils sont propres à stimuler le #le des éleveurs d'animanx savants st mème eelui des psychologues expérimentateurs. Sans doute on nous dit bien que. mème pur L+s animaux qui les «smprennent. les mots ne sont que de signes: mais ee sont des signes qui réveillent des idivs. de. Les mots sont-ils autre chose pour nous autres hommes?

J'arrète iei ma rapide revue du monde animal au point de vue de l'édusation. Les nombreux faits d'observation stitaent la tram. me paraissent établir sans coateste que l'édusation des bètes repose essentiellement sur les mêmes bases que celle des hommes : que. dans nombres d'espèces. les parents danent à leurs pelits une éducation pratique mais de ourte durée: qu'une éducatisa artilicielle. imposée par l'homme. peut perturber et mème métamorphoser [es tendances ilites instinetives des animaux et »n ineulquer de nouveiies: que pour obtenir ce» résultat, il suffit orlinairement d'exercices répétés par des animaux jeunes el convenablement appuyés de chätiments ét de rreompenses. IL est aisé de montrer que

qui en e

mures, Le 15e Re en

1 Fraustin. Vie Erul. ment. chez Lebaiz, Comme. e Aer ne gate de Paris.

Page 1