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Poe renonça hommes civilisés et à la religion chrétienne, :
{1} Mont, 378, Ibid. 20.
A4) Pbid. 23.
“enfants, qu'elles allaient longtemps, qu'ils cessent de réclamer le sein (2), Co de La plupart des pays sauvages, les
. leurs jeunes enfants sur leur dos dans une parfois, chez les mbondeno, par exemple, point d'appui sur le front de la mère (3),
Minetion de sexe, pour leurs enfants, Chez les Sénégambie et du Niger, dit Soleillet, le sentin famille est très développé; ils aiment et c enfants (4). Mondière est bien plus explicite, en.
A Villeneuve, L'Afrique, 1 IN, 118 (Cité par Lex N'égrer, SU3), 12) A: Hovelicque, Les Vogres. 314.
(3) Du Chaïllu, Afrique équatoriale. 139.
A] P. Soleillet, Voyages et dévouvertes, 176, in Bibli meenluves €E Voynges.
66 L'ÉVOLUTIOS DE L'ÉDUCATION
lee Bambatas, c'est un grist, un barde ambulant, qui décide du nom et le donne 1°.
L'absence d'éducation intentionnelle est générale chez tous les nègres encore félichistes de l'Afrique occidentale. Elle 4nit lonjours de règle au Dahomev. où pourtant exislait une monarchie ayant certaines prétentions et où 1 était divisée en classes. Or. dans toutes ces dahoméennes, chez les riches et chez les pauvres, fant étuit abandonné à Jui-mêème. Un voyar raconte que les enfants grouillent par bandes dans les rues de Whydah, au milieu des immondices, ou dorment d'un profond sommeil sur le sol nu, à côté des troupes de vautours. Les plus jeunes ne quittent pas, le jour, le dos de leurs mères, que l'on voit s'en aller à la provision d'enu par troupes de donze, quinze, vingt, marchant à la file indienne, la cruche sur la tête, la pipe à la bouche, le négrillon sur le dos, en jasant comme des pies et sans s'occuper en rien de leurs rejetons, dont le petit corps est ballotté en tout sens par les mouvements maternels (2).
Au Dahomey, représentant assez bien le summum de civilisation, que peut atteindre assez vite l'Africain occidental, livré à lui-même, l'industrie commence à se spécialiser: il y a des lisserands au mélier, des poliers, des forgerons, même des bijouliers en or et en argent: mais les uns et les autres sont d'une très médiocre habileté. Sauf l'art du potier, qui élait accaparé par les amazones, les autres métiers s'exereaient sans doute de père en fils, sans apprentissage particulier, par limitation et la parti
ation des enfants à l'occupation des pères. Dans tous que se forment les ouvriers
si aussi pour celle raison et par une con-
séquence naturelle que se constituent, sans qu'on y pense,
hate Étis
as des Nôgres.
70 L'ÉVOLUTION DB L'ÉDECATION
Ce trait est commun à toutes les races noires de l'Afrique: il s'accentue cependant chez cerlaines populations. Laing met sous ce rapport au-dessus de tous les autres, les Fino ou orateurs professionnels des Mandingues. des Foulahs et de Kouranko, qui peuvent pérorer durant des heures entitres et avec une éloquence si bien appropriée aux goûts et à l'intelligence de leurs compatriotes, qu'ils réussissent à fixer pendant out ce temps la mobile attention de leurs auditeurs (1). Chez leurs congénères, le ta: lent oratoire des Fino est mème si hautement apprécié qu'avec les musiciens, les cordonniers et les forgerons, ils forment des classes aristocratiques ou du moins privilégiées, dont les membres peuvent toujours, en lemps de guerre, parcourir le pays sans danger et même couvrir d'une protection efficace, qui rappelle l'anaya kabyle, les étrangers noirs (2), auxquels ils s'intéressent.
NL Nègres orientaux.
Jusqu'ici je n'ai guère parlé que des noirs de l'Afrique occidentale et, autant que possible, des populations n'ayant pas encore subi l'influence du mahométisme. Cette dernière distinelion est importante; car l'introduction de la religion musulmane, même grossièrement comprise et praliquée, modifie toujours plus ou moins profondément l'état social et mème la mentalité des noirs restés jusque là fétichistes. La distinction enlre l'occident et l'orient du continent africain a aussi sa raison d'être ; car, plus on avance vers l'est, plus on rencontre des populations appartenant aux races noires supérieures, aux races dites éthiopiennes. Mais ces noirs relativement supérieurs sont souvent limitrophes des autres: plus souvent encore ils se sont mélangés avec eux; ou bien, tout en étant de ræcc
ang. ist. unir, roy. vol. xxvi, 7 bd. 46
Araident et les enfants ne sont |
n'est pas non plus dur pour les \ p
le Burton, ces fuits conslilueraient, dun
“tale, d'honorables excoptions, D'ordi
Ja première enfance, le père et le exactement
sanemis, comme le font les vages. Pourtant tous les indigènes sen des soins maternels un souvenir dur:
moments de crainte, d'inquiétante surpris toujours « mama ! mama ! » (4)
Dans tous les cas, les mœurs cruelles
Au cœur de l'Afrique, À, 212. 14, ef. 097. ù
l'homme blanc voudrait savoir, comment Lu d puis Deux », — Un, deux, quoi! moutons, € femmes ? — Non ; dis-moi seulement un, deux
on propre langage, celui des Vouapoka. — Hi
{1) Schweinfurth, Loc. ei. L 287:
que l'homme blanc veut faire dos Vonapoka ?s.
suile jusqu'à ce que ma palience fût complète. se mettaient alors à jaser et, comme le
pour nous, ln valeur d'une expérience psychologi atteste, chez l'interlocuteur noir, une extraordinai d'abstraction, puisqu'il semble incapable d'employer isolément les noms de nombre, et qu'i les rallacher à des objets concrets. Enfin sa faculté d'atlenlion est des plus débiles, puisqu'il ne parvient pas à suivre, même peu de lemps, une idée Lrès simple sans éprouver un sentiment de fai qu'il fâche de In secouer AE es Burton, cette déhilité intellectuelle, serait géné z les noirs orientaux. Incapables de la moindre Dire. ces indigènes ne peuvent répondre à la plus simple question, même par oui ou par non. Ainsi, interrogés au sujet des noms el des distances sea ioealités les plus voi
indiquent, n6 sont pas les mêmes deux fois. de suile et presque jamais ils n'évumbdrent les stulions dans leur eut, éle, ele. (2). — Evidemment tous ces Ménolent une grande faiblesse mentale, Autorisent-ils à *n conclure l'irrémédiable infériovité de leur race ? Avant Merépondre à celte grave question, il convient de voir quels ont été les résultats de ignement scolaire, précisément dans cette Afrique occidentale, où se trouventes spécimens assez inférieurs de la race noire.
Murion. Loc. cit. 524-525.
A2) Mid, Loe, cit. 3,
16 L'ÉVOLUTION DE L'ÉDUCATION IV. — De la valeur mentale des nègres inférieurs.
Nous aurons plus lard à examiner quels fruits a donnés astruetion européenne appliquée aux enfants nègres, ln race noire transplantée au milieu des blancs, particulièrement aux Etats-Unis d'Amérique. Pour l'instant, je ne veux parler que des écoles fondées en pays icain et dans la région occidentale.
Toutes ces écoles sont l'œuvre des missionnaires, c'est ÿ préveeupe avant tout de l'instruction le point, sur lequel les maitres insistent et par suite c'est celui qui frappe le plus l'attention des eldves, Ainsi, à Baraka, sur le fleuve Gabon, on apprenait aux enfants les Écritures en langue mponguve. On y joignait cependant quelques notions d'histoire et de géographie. Les plus avancés des élèves lisaient el mème rivaient l'Ang'ais 1. Jusqu'où allait cette conmatseunce de R lecture et de l'écriture? Sans doute pas ei ce que rapporte un temoin oculaire, à pro-
pes d'antres éées argisises. nstituées au Gabon par les mcennaine: « Un nes a Fexivup parlé des écoles de Leone et des ès es qu'y faisait l'ins-
: tuut ce qui a été dit seigné à quelques À rviter. de routine, sers pages d'un livre.
voilà l'étendue sivént rien de plus.