I. Meares, //isL nat. des voyages, t. XIII, p
mal que possible par les riches*. Dans loul le reste du continent noir, surtout dans l’Afrique moyenne, on peut dire que l’esclavage forme le fond môme de la vie sociale. Au dii e de Mungo-Park , chez les iMandingues, les trois quarts de la population sont esclaves^ A Kano, dit Glapperton, il y avait à peu près trente esclaves pour un homme libre. A Boussa,. selon Richard et J. Lânder, c’est aux quatre cinquièmes de la population qu’il faudrait évaluer la proportion des esclaves^. Cette énorme multitude d’esclaves provient de deux causes, d’abord de la multiplication naturelle des captifs primitivement conservés, puis de l’asservissement par droit de conquête de districts entiers. En outre, dans le sein même des tribus, ou des petits Etats, la criminalité est une abondante pépinière d’esclaves. On vend comme esclaves les sorciers, les adultères, les voleurs. Les débiteurs insolvables sont aussi saisis au sens propre du mot par leurs créanciers et vendus comme esclaves. Enfin le droit primitif du père de famille persiste toujours; les enfants sont souvent considérés et traités comme une marchandise. L’esclave de toute provenance est une valeur d’échange et l’objet d’un important commerce; il joue même le rôle d’unité monétaire : tout s’évalue ou peut s’évaluer en esclaves*.
Mais la diversité d’origine a conduit à créer des catégories serviles. Il y a tout d’abord l’esclave par droit de naissance. Celui-là fait en quelque sorte partie de la famille et son sort est relativement doux, plus doux au dire de Burlon que celui des classes serviles, attachées à la glèbe, au MalabarL Cel esclave-serviteur peut être vendu, mais la morale du pays