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Wailz, Anlliropology, p

LA MORALE SAUVAGE

SCS voisins par tous les moyens possible est l’iine des grandes règles morales

C’est lentement que se forme ou se déforme l’éthique.

Une fois incarnés dans la conscience humaine, les penchants moraux ou immoraux ne se modifient, surtout ne s’éteignent que bien difficilement. .4ussices grandes données de la moralité sauvage, que je viens d’énumérer, nous les retrouverons dans les stades ultérieurs de l’évolution mentale. Peu à peu pourtant ils se métamorphoseront, les uns s’exaltant, les autres s’atténuant ou s’épurant, s’idéalisant. Enfin de nouvelles acquisitions morales viendront s’ajouter au vieux fonds formé par les primitifs ancêtres.

Mais tout l’essentiel, le squelette de l’éthique future, est déjà formulé dans ce grossier décalogue. 11 importe de remarquer, avant de poursuivre, que ces maximes cardinales ne sont point l’œuvre de personnages religieux, de révélateurs; elles sont sorties de la vie sociale elle-même, du choc des besoins et des passions; elles représentent le minimum des règles, des obligations, auxquelles il faut de toute nécessité s’astreindre, dès que l’on vit en société.

Letourneau. — L’évolution de la morale.

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