Clavigero, Ilist. de Mexico
LA MORALE BARBARE
lait le bien de son pupille. On était même sévèrement puni pour avoir dépensé en prodigue son patrimoine (Glavigero) . La propriété était quelque chose de sacré.
L’homicide, même d’un esclave, était puni de mort, de la décapitation.
La caste des esclaves s’alimentait aux dépens des captifs pris à la guerre et épargnés; les criminels, les individus incapables d’acquitterleurs taxes, quiétaienténormes, étaient aussi réduits en servitude; enfin les onfants étaient souvent vendus par leurs pères. L’esclave était d’ailleurs doucement traité au Mexique; il pouvait avoir une famille, posséder d’autres esclaves : ses enfants étaient libresL
Pourtant l’esclave incorrigible pouvait être vendu et même vendu pour les sacrifices.
Si une femme esclave, rendue grosse par un homme libre, mourait des suites de son accouchement, le père de l’enfant devenait esclave du propriétaire de la femmeL On le rendait responsable du dommage pécuniaire causé.
Le cannibalisme n’était plus dans les mœurs civiles, mais la religion l’avait pieusement conservé : jamais dieux ne lurent plus avides de chair humaine que ceux des anciens Mexicains, surtout que leur dieu de la guerre, le farouche Iluit/dilipotchli. En 14-4C, lors de la dédicace du grand temple de ce dieu à Mexico, 70 000 captifs furent égorgés.
Montézuma disait qu’il respectait l’indépendance de la République de Tlascala uniquement afin de guerroyer avec elle pour s’y approvisionner de victimesL Se procurer des captifs pour fournir aux hécatombes religieuses était en effet le grand but des expéditions guerrières au Mexique. On y procédait d’ailleurs ouvertement et loyalement. On déclarait