Ibid., p
i. L. Biart, Les Aztèques, p. 168.
L’adultère du mari ne lirait naturellement pas à conséquence, pourvu que l’epoux volage ne s’adressât point à une femme mariée. Au contraire, si connaissant les désordres de sa femme, il les tolérait, il encourait une sévère punition, parfois la mortL
Comme tous les Américains indigènes, les Mexicains étaient enclins aux amours contre nature. Contre ces écarts, on avait édicté la peine capitale dont tous les codes primitifs sont si prodigues; mais la loi n’était vraisemblablement pas appliquée, car, si l’on en croit Bernai Diaz, les Mexicains s’abandonnaient à ce vice communément et ouvertement : « Erant quasi omnes sodomia commaculati et adolescentes multi, muliebriter vestiti, ibant publiée, cibum quærentes ab isto diabolico et abominabili laboreL »
La polygamie était permise, mais néanmoins la situation de la femme semble avoir été assez douce. Les parents prêchaient la chasteté à leurs fdles, mais cependant, au dire de Clavigero, il n’y avait pas de pénalité contre le libre amour avant le mariage ^
Comme il arrive dans toutes les grandes monarchies primitives, les enfants étaient extrêmement soumis aux parents. En leur présence, un jeune Aztèque osait à peine prendre la parole. Si l’on en croit les chroniqueurs, les exhortations des parents aux enfants étaient très morales. Aux garçons l’on disait : « Ne mens point; ne sois pas dissolu. ^ Aux filles : « Sois chaste; reste chez toi, etc. ».
La propriété individuelle était protégée par des lois sévères; pour un vol important, la servitude au profil du volé, parfois la lapidation ; la potence au tuteur qui gaspil-