Drouville, loc. cil., t. I", p
L’ÉVOLUTION DE LA MORALE, talonnant autour de lui, en fermant les yeux ; e A la mort de notre père, dit-il au voyageur, nous serons tous ou mis à mort ou privés de la vue, j’essaie donc comment je ferai, quand j’aurai perdu les yeux »
Dans le même esprit de prudence et usant de leur pouvoir sans contrôle, des schahs de Perse ont fait subir la castration à des jeunes gens, appartenant à des familles puissantes, qui auraient pu devenir dangereuses*.
Toute cette oppression millénaire, ce dressage servile, si longtemps continué, ont eu l’effet qu’on en pouvait attendre. Par ses traits généraux, sa beauté, son intelligence, la race persane compte parmi les types supérieurs de riiumanité. A travers l’amas des puérilités religieuses, quelque chose de sain, de noble et de viril se fait jour dans VAvesla; mais il n’est pas de ressort moral qui ne cède à une oppression suffisamment dure et prolongée. Aujourd’hui la masse de la nation persane est avilie; au dire de tous les voyageurs, elle est, en général, obséquieuse et fourbe, cruelle et bigote ; elle vit de mensonge.
L’exemple est frappant, instructif et il corrobore les réflexions par lesquelles j’ai terminé la leçon précédente. Un enseignement analogue nous sera donné par l’Inde.