‹ L’évolution de la moraleChapitre 215 sur 372 · Ibid., sect. 3', lect. 4®, hymne Vlll · texte numérisé non relu

Ibid., sect. 3', lect. 4®, hymne Vlll

» Invoqiions-le pour obtenir des amis, des ricliesses, du pouvoir ^ »

» O Indra, tu peux nous donner des chevaux, des vaches, de l’orge... c’est pour cela que nous t’adressons cet hymne*. »

Parfois on procède par insinuation :

« O Indra, si, comme toi, j’étais le maître unique de l’opulence, je voudrais que mon chantre fût entouré de vaches^. »

» Indra n’est point capable de nous accabler de travaux, de fatigues, de vexations ; il ne nous contraindra jamais à dire : « Abstenez-vous de lui offrir le sôma », mais il nous préviendra de ses secours, de ses présents, de ses bontés ; il nous donnera des troupeaux de vaches pour prix de nos libations ^ »

Dans toutes ces prières intéressées, il n’est guère question d’idées ou de prescriptions morales; cependant on y stigmatise l’avarice et l’on y loue la libéralité :

« Il est deux choses, qui passent vite : le sommeil et les mauvais riches®. »

Les dieux sont dits « véridiques et secourables ».

Un verset même va jusqu’à promettre la déification aux bienfaisants ;

« L’homme bienfaisant se prépare une place dans le ciel et se range parmi les dieux. Les hommes généreux ont une destinée miraculeuse®. »

» Il (Indra) vient prendre le bien de l’avare et le donne à son serviteur, dont il comble les désirs L »

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