Ibid., sect. 3', lect. 4®, hymne Vlll
» Invoqiions-le pour obtenir des amis, des ricliesses, du pouvoir ^ »
» O Indra, tu peux nous donner des chevaux, des vaches, de l’orge... c’est pour cela que nous t’adressons cet hymne*. »
Parfois on procède par insinuation :
« O Indra, si, comme toi, j’étais le maître unique de l’opulence, je voudrais que mon chantre fût entouré de vaches^. »
» Indra n’est point capable de nous accabler de travaux, de fatigues, de vexations ; il ne nous contraindra jamais à dire : « Abstenez-vous de lui offrir le sôma », mais il nous préviendra de ses secours, de ses présents, de ses bontés ; il nous donnera des troupeaux de vaches pour prix de nos libations ^ »
Dans toutes ces prières intéressées, il n’est guère question d’idées ou de prescriptions morales; cependant on y stigmatise l’avarice et l’on y loue la libéralité :
« Il est deux choses, qui passent vite : le sommeil et les mauvais riches®. »
Les dieux sont dits « véridiques et secourables ».
Un verset même va jusqu’à promettre la déification aux bienfaisants ;
« L’homme bienfaisant se prépare une place dans le ciel et se range parmi les dieux. Les hommes généreux ont une destinée miraculeuse®. »
» Il (Indra) vient prendre le bien de l’avare et le donne à son serviteur, dont il comble les désirs L »