‹ L’évolution de la moraleChapitre 216 sur 372 · Sect. 4”, lect. 2®, hymne II · texte numérisé non relu

Sect. 4”, lect. 2®, hymne II

LA MORALE BARBARE

La seule prohibition formelle est celle de l’inceste. Dans lin curieux dialogue entre Yamâ et Yamî, frère et sœur, le premier se refuse aux sollicitations très peu voilées de sa sœur :

« Je ne rapprocherai pas mon corps du tien. On a déclaré pécheur celui qui épouse sa sœur. Cherche le plaisir avec un autre que moi. O femme, ton frère ne veut point de toi L »

Il semble, d’après ce texte, que la prohibition du commerce intime entre le frère et la sœur fût de date récente, car Yamî, la sœur, n’y voit pas le moindre mal.

L(d Rig-Ycda nous renseigne mieux sur l’état social que sur l’état moral des Aryas védiques. Ils étaient groupés en . tribus guerrières ayant leurs nobles, leurs prêtres, leurs laboureurs, pasteurs et artisans, pas encore d’esclaves. Les prêtres, les futurs brahmanes, donnaient déjà l’investiture religieuse au petit chef barbare, et tachaient de lui arracher des présents par leurs flagorneries.

Ce fut seulement après s’être s’établis en conquérants dans l’Inde que les Aryas védiques s’organisèrent en grandes monarchies barbares ayant des castes hiérarchisées et fermées au-dessous d’un roi despotique et Ihéocralique. Sur la morale de cette grande société brahmanique, succédant à la société védique, le code de Manou nous donne des renseignements nombreux et précis.

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