‹ L’évolution de la moraleChapitre 220 sur 372 · Liv. VIII, V · texte numérisé non relu

Liv. VIII, V

LA MORALE BARBARE

brahmane, en le nommant *. Le roi devra verser de riiuile bouillante dans la bouche et les oreilles dusoiidrâ, qui aura eu l’impudence de donner des avis aux brahmanes relativement à leur devoir

Le vieux talion règle encore la pénalité : « De quelque membre que se serve un homme de basse naissance pour frapper un supérieur, ce membre doit être mutilé : Tel est l’ordre de Manou L »

Par compensation le brahmane jouit de droits exorbitants, et les pénalités, qu’il peut encourir, sont toujours infiniment plus légères que celles qui menacent les autres.

« Que le roi se garde de tuer un brahmane, meme coupable de tous les crimes possibles, ou de confisquer ses biens ; il n’y a pas dans le monde de plus grande iniquité que de tuer un brahmane; le roi n’en doit pas même concevoir l’idée L »

« Que le brahmane oblige un soudra, acheté ou non acheté, à remplir des fonctions serviles ; car il a été créé pour le service des bralimanes par l’être existant par luimême ^ »

Un brahmane dans le besoin peut, en Ionie sûreté de conscience, s’approprier le bien d’un soudra, son esclave, sans que le roi doive le punir ®.

Dans un verset des plus naïfs le meurtre d’un soudrâ par un brahmane est assimilé à celui de certains animaux ; en effet, comme et avant le bouddhisme, le brahmanisme est animalitaire : « Si le brahmane a tué à dessein un chat, une mangouste, un geai bleu, une grenouille, un chien, un

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