Liv. VIII, V
G. Liv. VIII, V. 37i.
LA MORALE BARBARE
non une peine corporelle, qui peut être la flagellation ou l’amputation de deux ou trois doigts ^
La bestialité, les amours contre nature sont punis d’une manière assez bénigne, d’une pénitence toute cléricale, le Sântapana, qui consiste à manger, pendant un jour, de l’urine et de la bouse de vache mêlées avec du lait, du caillé, dube urre clarifié, etc. 2.
Pour le brahmane, la peine s’adoucit parfois singulièrement : « Le Dwidja, qui se livre à sa passion pour un homme, n'imporle clans quel lieu, et, pour une femme, dans un chariot traîné par des bœufs ou dans l’eau ou pendant le jour, doit se baigner avec ses vêtements L »
Le code de Manou fait à la femme une situation singulièrement subalternisée : aux yeux du pieux législateur, la femme est un être foncièrement vicieux : « Manou a donné en partage aux femmes l’amour de leur lit, de leur siège et de la parure, la concupiscence, la colère, les mauvais penchants, le désir de faire le mal, la perversité L »
« Pendant son enfance, une femme doit dépendre de son père ; pendant sa jeunesse de son mari ; son mari étant mort, de ses fils; si elle n’a pas de fils, des proches parents de son mari ou, à leur défaut, de ceux de son père; si elle n’a pas de parents paternels, du souverain. Une femme ne doit jamais être libre »
La femme n’est qu’un cbam'p, dont l’homme est la semence*’; aussi, quand on n’a pas d’enfants, « la progéniture, que l’on désire, peut être obtenue par l’union de l’épouse