‹ L’évolution de la moraleChapitre 234 sur 372 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

LA MORALE BARBARE

La loi déclare responsable des suicides ceux qui en sont la cause ou même l’occasion ; aussi, par la menace du suicide les pauvres contiennent les riches, les forcent souvent à^tre justes et parfois s’en vengent en mettant leur menace à exécution

Entre particuliers, l’assistance mutuelle est ordinaire. Les amis d’un homme embarrassé forment volontiers avec lui une société et lui constituent un capital, remboursable par annuités d’autant plus faibles que les versements sont moins lointains®.

Au xvir siècle tout cela surprit bien fort nos missionnaires :

« Ces œuvres, écrivit l’un d’eux, toutes louables qu’elles sont, n’ont pas pour principe la vraye charité ; aussi toute leur récompense se borne-t-elle à l’estime des hommes et à une félicité temporelle. Néanmoins il est étonnant que l’olivier sauvage et inculte produise tant de sortes de fruits et que l’olivier franc, planté au milieu du christianisme et arrosé du sang précieux de Jésus-Christ, en produise si peu L »

La criminalité et la pénalité chinoises nous fournissent de précieux et sûrs renseignements au sujet de la morale du pays. La barbarie primitive a laissé, dans la pénalité, plus d’une trace. La bastonnade appliquée avec un bambou, tenu suivant les cas, par le gros ou le petit bout, y joue un très grand rôle ; puis viennent tes soufflets appliqués avec d’épaisses semelles en cuir, les cages de fer trop petites, à la Louis XI, la cangue, enfin la prison, le bannissement à l’intérieur, l’exil, la mort par strangulation ou décapitation, en outre l’esclavage *.

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