Ibid., p
(’. Ibid., p. 248.
LA MORALE BARRARE.
et du district^ tout en dépossédant le propriétaire incapable.
Maudire ses parents est aussi un crime, un crime capital ^ tandis que le père infanticide en est quitte pour une’bastonnade et une année de bannissement ; encore n’est-il nullement puni, si son enfant l’a frappé ^ Comme dans toutes les sociétés qui ont conservé l’empreinte des vieux âges, le pouvoir du père de famille est énorme en Chine : il peut vendre ses enfants, ses « petites femmes », même la « grande femme », mais alors il lui faut le consentement de cette dernière.
Il semble bien aussi, que, tout en corrigeant les assertions évidemment exagérées des missionnaires à ce sujet, l’exposition et même l’infanticide des enfants, surtout des filles, soient loin d’être rares dans le Céleste empire^
La sujétion de la femme est grande en Chine ; et c’est encore un legs des ancêtres. La jeune fille est mariée par ses parents, dès l’enfance, parfois avant sa naissance, par convention faite dans l’bypothèse que l’enfant à naître sera de sexe féminin®. Fille, elle est soumise à ses parents; femme à son mari ; veuve à ses fils, comme dans l’Inde ®. La jeune fille chinoise n’a même pas l’idée qu’on la puisse consulter sur le choix de son mari. Ce dernier a toujours le droit de 'lui adjoindre des « petites femmes », surtout si elle est stérile, et alors la « grande femme » devient mère putative des enfants d’autrui L Pourtant l’opinion publique blâme l’achat des petites femmes, particulièrement si l’on a des fils. Dans la campagne, les hommes doivent éviter de s’arrêter