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I. BcHecroix, Dressage du chien d'arrêt, p

L'ORIGINE DES PENCHANTS MORAUX

obtenir un résullat plus ou moins parlait, d’un long et sévère dressage. Il faut alors recourir à une éducation tantôt répressive, tantôt attractive, aux coups et au collier de force, auxcaresses et aux bons morceaux.

Mais après une suffisante série de générations bien dressées, tout change; le penchant artificiel s’est organisé; il est devenu inné et héréditaire. Alors le jeune chien, dit de grande race, tombe en arrêt spontanément; il le peut faire tout jeune, dès l’àge de six mois. La vue d’une perdrix met en émoi tout son être : « Il ne bouge [plus; les yeux grands ouverts, fixés devant lui, les oreilles projetées en avant, le front ridé; il semble médusé; l’émotion fait battre son liane, etcL » Ses instincts primitifs sont tellement métamorphosés (ju’au moment où la perdrix part, non seulement il ne se précipite pas à sa suite, mais il fait souvent un mouvement de recul L II y a des chiens d’arrêt si sûrs, en qui est si solidement ancré le sentiment du devoir qu’ils tiennent l’arrêt indéfiniment, restant sourds aux sifflets, aux rappels, même aux coups de fusil; il les faut aller chercher^.

Une transformation morale tout à fait analogue s’est accomplie chez les chiens de berger. Elle résulte de l’emploi suffisamment soutenu de procédés du même genre. Les formules sacrées, seules, varient. Ce sont d’ordinaire : « Aboie, côtoie, arrête, etc. »

Une fois incarnés, les pencliants, inculqués par le dressage au chien de berger, deviennent aussi héréditaires, et cela, quelle que soit la race de l’animal, car tous les chiens peuvent devenir chiens de berger L On n’a plus besoin alors,

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