‹ L’évolution de la moraleChapitre 23 sur 372 · Lucas, Hérédité, t. U, p · texte numérisé non relu

Lucas, Hérédité, t. U, p

éLudier l’arrel du cliien et les moyens usités pour dresser des chiens d’arrêt.

Ecoutons un spécialiste : « Surtout chez les bêtes de grande race, l’arrêt est une action mécanique, une force instinctive, qui cloue en place le chien, que vient de frapper le sentiment du gibier h » Or, ce fait de l’arrêt, et de l’arrêt silencieux, est extrêmement curieux. C’est le renversement complet des habitudes normales du chien, qui, s’il n’est dressé, fond toujours en donnant de la voix sur le gibier qu’il rencontre.

Il vaut la peine de nous arrêter un moment sur les procédés de dressage, qui produisent chez le chien de si extraordinaires résultats. Car, ne l’oublions jamais, l’homme est, comme le chien, un mammifère, et, quant aux propriétés fondamentales, ses cellules cérébrales fonctionnent identiquement comme celles des autres espèces mammifères.

Or, les procédés de dressage du chien sont des plus simples. Ils consistent à punir et récompenser à propos, à créer dans la mémoire de l’animal une association automatique entre les actes que l’on veut encourager, et certaines impressions agréables, et inversement.

Au dire de tous les éleveurs, il faut d’abord créer le penchant à l’obéissance, aussi absolue que possible; il faut arriver à former des enchaînements mécaniques de détentes nerveuses, si étroitement associées qu’un mot, un geste convenus évoque tout une série d’idées et d’actes. Les dre.sseurs et les chasseurs ont ainsi un petit vocabulaire de paroles fatidiques; par exemple, pour le cbien d’arrêt : « Tout beau, couche, rapporte, etc. » Ce sont des formules sacrées, toutes-puissantes sur l’animal.

Chez les natures canines indisciplinées, on a besoin pour

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