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A Sparte, les jeunes Hiles chantaient et dansaient, nues, en présence des jeunes garçons*. Dans toute la Grèce, les courtisanes n’étaient nullement méprisées.
La débauche romaine, surtout sous l’empire, est restée célèbre; elle grandit tout naturellement avec l’opulence et l’oisiveté. Les pantomimes romaines étaient d’une obscénité grossière. Aux noces de Flora, il y eut des courses de courtisanes nues. Sans parler de Messaline, nombre de patriciennes se délectaient au métier de prostituées : une loi dut même, sous Tibère, réfréner leur lasciveté L
Alexandre-Sévère, prince vertueux, avait soin de pourvoir d’une concubine les gouverneurs de provinces, s’ils étaient célibataires.
Mais c’est surtout l’amour dit socratique, qui donne aux mœurs sexuelles de l’antiquité un caractère immonde. 11 n’en est pas encore question dans Homère, ni dans Hésiode, quoique certains conseils donnés par ce dernier à ses compatriotes dénotent chez eux une grossière indécence ^
L’amour socratique apparaît dans Théognis et Solon. On l’attribue à la conquête dorienne et avec quelque apparence de raison, puisque Aristote affirme que le législateur des Grétois l’avait réglé, dans un but malthusien*. — Dans ses moelleux dialogues Platon en. parle savamment, en fait la métaphysique, en déduit même « l’amour platonique )).
C’était un vice fort commun à Rome; une vieille loi, la loi scantinienne le punissait et Domitien dut donner à cette loi plus de force encore mais ce fut seulement rinQuence