‹ L’évolution de la moraleChapitre 267 sur 372 · Suétone, Z)o»u<., VIII · texte numérisé non relu

Suétone, Z)o»u<., VIII

LA MORALE BARBARE

juclaïco-clirétienne, qui, sur ce point, parvint fort tardivement CL moraliser les Romains .

De la pénalité gréco-romaine en général je veux seulement rappeler les traits, qui lui sont communs avec les pénalités primitives de tous les pays.

On commença naturellement par le talion : Aristote et Diodore nous le disent, mais de 'bonne heure, comme l’atteste VAjax d’Homère, on en arriva à des compositions. Pourtant, bien plus tard encore, les magistrats, pour un meurtre, par exemple, ne poursuivaient pas d’office et, en cas de peine capitale, le plaignant assistait à l’exécution; il était le vengeur du sang.

A Rome, la loi des Douze Tables édicte aussi le talion : « Si memhriim ritpü, ni cum eo pacit talio esto » ; mais les InstHutes admettent largement les peines pécuniaires

Dans la Grèce homérique, avoir tué un homme était regardé bien plus comme un malheur que comme un crime ; mais plus tard, à Athènes, un homicide même involontaire souillait la cité' : la vie humaine était devenue respectable; on avait moralement évolué

Signalons encore, parmi les lois grecques, celle de Dracon, qui punit de mort l’oisiveté et aggrave la pénalité pour un meurtre, en cas d’ivresse du meurtrier ^ ; celle de Gharondas, qui, le premier, châtie le faux témoignage®.

Les primitives lois romaines furent, comme ailleurs, terribles contre le vol. Les Douze Tables autorisent à tuer le larron en cas de flagrant délit, ou s’il se défend. Est-il épargné,

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