‹ L’évolution de la moraleChapitre 273 sur 372 · E. llavct, l’Hellénisme, t. II, p · texte numérisé non relu

E. llavct, l’Hellénisme, t. II, p

LA MORALE BARBARE

veillant pour ses semblables. Mais nous tombons ici clans la morale chrétienne, cjui, en efïet, en ce c{u’elle a de meilleur, se confond avec la morale élaborée par les philosophes gréco-romains.

Force m’est de me borner; mais de la brève escpiisse, que je viens de faire, il ressort que par ses origines la morale antique n’a aucune noblesse; ses racines plongent dans la commune sauvagerie ; seulement elle s’en est dégagée peu à peu, plus rapidement et plus complètement que celle d’aucune autre race. Dans la pratique, dans l’organisation sociale, l’antiquité est restée bien au-dessous de la Chine, mais, en théorie, ses penseurs ont eu de grands coups d’ailes inconnus à Confucius et à son école. Ils ont frayé des voies nouvelles et préparé l’avenir.

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