‹ L’évolution de la moraleChapitre 291 sur 372 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

■4. Ibid., p. 319.

LA MORALE BARBARE, 3G5

eide; paidbis même la mère infanlicideéLaiLbrûlée vive (1480).

L’amour contre nature, pour lequel l’antiquité avait eu des trésors d’indulgence, fut, chez les Germains châtié avec fureur : par le feu, l’enfouissement, etc.

Le statut de Henri VII 1 déclare ce crime félonie et le punit de la potence, comme tous les crimes placés sous cette rubrique. En Espagne, vers i500, l’inquisition s’en attribua la connaissance et les autodafés en firent justice. En France aussi, encore en 1750, deux coupables de ce méfait furent brûlés vifs en place de Grève.

Pour les crimes de lèse-majesté, la responsabilité collective, justice sauvage par excellence, fut conservée en France jusqu’au siècle dernier : en 1594, les père et mère de Jean Cliâtel durent assister à son supplice. En 1610, les parents de Ilavaillac furent bannis et aussi, en 1757, ceux de Damiens.

Les peines étaient en général féroces; c’étaient l’amputation du nez, des oreilles, des lèvres, de la langue, le pilori, la pendaison, la décollation, la roue, le bûcher, l’écartèlement. A Lille, au xiiF siècle, c’était un parent du condamné, qui lui devait trancher la tète. Le bourreau n’intervenait qu’à son défaut*.

Les faux monnayeurs étaient bouillis dans l’huile. Pour le crime de haute trahison, on ouvrait le ventre, on en arrachait les entrailles et on les brûlait. Souvent le corps était depecé en quartiers, que l'on exposait aux portes des villes; la tète était aussi exposée dans une cage de fer ^

Les prisons étaient horribles; les détenus y étaient chargés de chaînes énormes, de colliers de fer; on ne leur devait que le pain et l’eauL Parfois, on les enfermait dans des cages de fer, trop petites, à la Louis XL

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