‹ L’évolution de la moraleChapitre 319 sur 372 · Mortalité des nouveau-nés, p · texte numérisé non relu

Mortalité des nouveau-nés, p

que de 10 p, 100 pour ceux des familles aisées. En 1864, J. Dollfus, à Mulhouse, se félicite dans un rapport à la Société industrielle, d’avoir, par des secours aux accouchées, réduit à 25 et 20 p. 100, une mortalité, qui atteignait précédemment 36 et 38 p. 100 E

Dans la plupart des anciennes civilisations, les familles étaient hères d’avoir de nombreux enfants et les lois civiles favorisaient l’accroissement de la population. Dans nos sociétés industrielles et mercantiles, il en va, on le sait, tout autrement. La plupart des économistes, et les plus renommés, ont prêché le malthusianisme et leur voix a été écoutée. Elle l’a été particulièrement en France. De 1770 à 1780, nous avons eu 380 naissances par 1000 habitants; mais ce nombre a graduellement diminué; pour tomber à 241, de 1871 à 1880. A brève échéance, notre population commencera à décliner. Les autres pays, même la prolifique Allemagne, nous suivent dans cette voie : nous avons seulement sur eux une avance d’environ un siècle. Or, la cause de cette progressive diminution de la natalité européenne n’a rien de mystérieux; c’est l’amour de l’argent. Par une singulière contradiction on a d’autant moins d’enfants, qu’on est plus en état de les nourrir. A Paris les quatre arrondissements les plus riches ont 1,97 naissances par mariage; les plus pauvres en onl 2,86-. En même temps, les campagnes se dépeuplent; les bestiaux y remplacent les hommes; la population afflue dans les centres industriels. Partout où fleurit la petite propriété, disent les enquêtes agricoles, la natalité décroît ; dans certains cantons, on en est arrivé à remplacer l’ancienne primogéniture par l’unigéniture ; il n’y a plus de frères ni de sœurs L

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