‹ L’évolution de la moraleChapitre 328 sur 372 · Sirabon, XVII · texte numérisé non relu

Sirabon, XVII

‘2. Hérodote, II, p. G5, 66. — Ibid., II, p. 66.

il faut la maintenir dans im endroit écarté et bâtir autour d’elle un écran, sans cela « cette femme pourrait regarder le feu; elle pourrait en fixer la flamme du regard ‘ t> et ce serait évidemment affreux.

Ce qui est peut-être plus important encore, c’est quand on se coupe les ongles et les cheveux de ne pas les laisser tomber par terre. Si ce malheur arrive, « les Dévas se rassemblent ainsi que les animaux nuisibles et la vermine, qui dévorent le grain et les habits^ ».

Pour Ormuzd, le chien est un animal divin, il égale en dignité le vrai croyant : « C’est moi, Ahura Mazda, qui ai créé le chien pourvu d’un vêtement et d’une chaussure à lui... Il cherche à contenter, comme un atliarvan (prêtre mazdéen)... Il s’élance sur ce qui est devant lui, comme un guerrier... Dans sa vigilance, il ne dort pas complètement, comme le cultivateur... Il est devant et derrière la demeure, comme le pâtre cultivateur... Il cherche les ténèbres, comme un voleur... Il cherche à plaire, comme une courtisane... Il a la langue longue, comme un enfant... Les maisons ne subsisteraient pas sur leurs fondements, si je n’avais ces chiens qui gardent les troupeaux et les demeures^».

« Créateur des êtres visibles? S’il y a dans une maison des mazdéens, un chien dont l’intelligence n’est plus saine, que doivent faire les mazdéens? Ahura-Mazda répondit : — Ils doivent lui chercher un moyen de guérison, comme à un homme pur. » Si on ne le fait pas et si l’animal meurt par accident, « ces mazdéens deviennent criminels ^ »

Si respectable que puisse être le chien de garde, Ormuzd a sûrement pour lui un respect excessif. Mais, si dans VAvesta,

Page 1