Hérodote, t. II, p
lônlaiue, d’un animal sacré, était mis en pièces*. En cas d’incendie, un père de famille, ayant de la religion, pensait d’abord à sauver son chat, puis s’occupait d’éteindre le feu-.
C’est surtout dans les grandes religions de l’Asie et dans leurs codes sacrés qu’il est facile de prendre sur le vif l’extravagance des morales religieuses. Non pas que ces codes ne renferment point de prescriptions pratiques et sensées : celles-là nous les avons précédemment signalées. Il est certaines règles éthiques sans lesquelles aucune société ne saurait vivre; ces règles ont été formulées par la nécessité même et les codes religieux leur ont fait leur part, mais elles existaient avant eux. Ce qui est bien l’œuvre de l’influence religieuse, ce sont les prescriptions folles ou niaises, celles que la fantaisie a dictées, sans se soucier en rien de rutililé sociale, ce qui n’empèche point de leur attribuer une importance extrême.
Un autre vice des codes religieux tient à leur origine présumée. Ils prétendent exprimer une volonté divine; ils sont révélés, par suite au-dessus de toute discussion. La divinité qui les a dictés est à la fois omnisciente, toute-puissante et toute sage. Pour ordonner aux hommes ce qu’ils doivent faire, elle ne s’y prend pas à deux fois.
Choisissons quelques exemples, d’abord dans les deux plus anciennes religions de l’Asie : le mazdéisme et le brahmanisme. VAvesta et le code de Manou, rédigés sous la dictée, le premier d’Ormuzd, le second de Brahma, fourmillent d’insanités parmi lesquelles on n’a que l’embarras du choix.
Commençons par VAvesta. L’éclatant Ormuzd a des idées tout à fait étranges. Selon lui, quand une femme a ses règles^