Lettres édifiantes, t. XV, p
3. Domenech, Voyage pittoresque dans les déserts du nouveau monde, p. -167. -1. Domenech, loc. cit., p. 338.
lemmes ; elles labouraient, semaient le maïs, récoltaient le riz sauvage ; en outre' elles préparaient les peaux et les loLirrures, faisaient sécher les viandes et les racines pour les provisions d’hiver, etc^ Chez les Noulka-Colondjiens, les femmes recueillaient des coquillages, portaient le poisson dans les huttes, préparaient les sardines, fabriquaient les vêtements, allaient à la pêche, maniaient les pagaies, sans que les hommes songeassent à leur venir en aide ^
Mêmes mœurs en Afrique, aussi bien chez les Hottentots pasteurs que chez les nègres plus ou moins agriculteui’s. C’est toujours la chasse et la guerre qui par excellence sont les occupations nobles, celles de l’homme; le reste regarde les femmes, et cette divison du travail fait qu’entre les deux sexes, il n’y a presque pas de vie commune ^ Pourtant, chez les Gafres, à demi dégagés de la sauvagerie tout à fait primitive, les hommes revendiquaient pour eux le soin du bétail, de la vache, de la « perle à poil », comme ils disaient. L’agriculture, d’oi'igine plus récente, était abandonnée aux femmes, et la reine des Gafres Betchouanas fouissait elle-même la terre, en chantant comme et avec les autres femmes. Il en est partout ainsi.- A l’autre bout de l’Afrique \ chez les Niam-Niams, les hommes chassent pendant que les femmes labourent 5, et il est en de même au Gabon, etc. Dans une tribu de cette dernière région, dit du Chaillu, on avait, obéissant à un vague sentiment d’équité, décidé que les femmes devaient d’abord travailler pour nourrir leur maître puis que, celui-ci étant convenablement sustenté, elles pourraient disposer à leur gré du reste de la récolte®.