‹ L’évolution de la moraleChapitre 97 sur 372 · Voyage dans l'Afrique équatoriale, p · texte numérisé non relu

Voyage dans l'Afrique équatoriale, p

LA MOIULE BESTIALE.

Mais ces nègres d’AlVique, déjà agriculteui-s el ayant souvent des animaux domestiques, sont à demi sortis de la période franchement animale; ils confinent à la phase que j’ai appelée sauvage, et dont j’aurai bientôt à m’occuper.

J’arrêterai ici. cette brève enquête sur le sort de la femme i| dans les sociétés primitives. Un fait en ressort, et il est im- ! portant au point de vue de l’origine et de l’évolution morale : j c’est que, sous ce rapport, l’homme a débuté par être non pas semblable mais bien inférieur aux animaux. Dans aucune espèce non seulement de mammifères, mais même de vertébrés, la femelle n’est maltraitée comme elle l’est, par exemple, en Australie. C’est sûrement de ce vieux fond de primitive brutalité, que provient la sujétion, gTaduellement adoucie, imposée à la femme durant les phases ultérieures de l’évolution sociale. Cette sujétion et ses métamorphoses, j’aurai à en reparler plus d’une fois. En effet, comme on l’a souvent remarqué, le sort fait à la femme donne assez bien la mesure du développement moral des sociétés.

Actuellement, j’ai à traiter d’une question connexe, de la moralité sexuelle dans les sociétés primitives.

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