Giraud-Teulon, Origine de la famille, p
prèle souvent su femme à ses mnis ou môme la loue eomine bon lui semble ; c’est son bien, il en peut donc disposer à son gré‘. En Tasmanie, la prostitution des femmes aux Européens était même fort approuvée et, pour une femme, avoir un enfant d’un homme blanc était un honneur 11 va sans dire que, tout en punissant sévèrement la femme coupable d’inlidélité non autorisée, le propriétaire se réservait pour luimême une liberté sans limites
La manière dont la femme mélanésienne passait et passe encore à l’état de chose possédée, d’animal domestique à la merci du maître, est aussi fort instinctive. Cela se faisait toujours parun rapt aussi animal que possible dans la forme, et il faut avoir l’esprit incurablement hanté par nos idées européennes pour décorer cet attentat du nom de mariage.
Les Australiens sont exogames, c’est-à-dire qu’ils doivent se procurer, en dehors de leur horde, une ou plusieurs esclaves à tout faire. Les hommes de chaque petit groupe ethnique enlèvent donc constamment les femmes des groupes voisins. L’homme en quête d’une femme s’embusque de son mieux, se précipite, comme un animal, sur la première femme qu’il a la chance de rencontrer isolée, l’étourdit au besoin par un coup de son douak, la traîne par les cheveux dans les fourrés, la viole, si bon lui semble ; puis il attend quelle soit revenue à elle et alors l’oblige à le suivre parmi les siens. Dès lors la femme lui appartient, mais d’habitude il entre ensuite en composition avec la tribu volée, suivant un cérémonial arrêté par la coutume L Ces rapts se pardonnent sans peine : ils sont réciproques.
Dans toute la Mélanésie, d’ailleurs, c’est toujours dans les