‹ Le̓́volution du système nerveuxChapitre 16 sur 29 · TUNICIERS. — AMPHIOXUS · texte numérisé non relu

TUNICIERS. — AMPHIOXUS

Nous arrivons maintenant au iype bilatéral dorsal^ tel qu'on le rencontre chez les vertébrés. Mais, avant d'aborder le système nerveux des vertébrés, je dois m'arrêter un instant sur deux groupes intermédiaires des plus intéressants, les tuniciers et Yampbioxus.

Ïj9 ANIMAUX A SYSTÈME NERVEUX

Les- tuniciers, rangés autrefois parmi les mollusques, en sont tout à fait distincts par leurs caractères organographiques et embryologiques. Considérés par les uns comme les ancêtres des vertébrés, par les autres comme des vertébrés dégénérés, ils occupent une situation kpart dans le régne animal. Intermédiaires entre les invertébrés et les vertébrés, ils sont plus rapprochés des seconds que des premiers et, surtout si Ton a égard à leur système nerveux, ils doivent être placés à côté de Tamphioxus et constituer avec lui un groupé distinct.

Ceci ne veut pas dire qu'il faille considérer les tuniciers et l'amphioxus comme les types primitifs qui ont donné naissance au type vertébré ; des raisons de divers ordres tendraient plutôt à faire chercher ce type dans lesannélides; mais ce qui est incontestable et ce que je voudrais mettre en lumière ici, c'est Tafifinité étroite, c'est la parenté qui existe entre le système nerveux de ces êtres et celui des vertébrés.

Je ne décrirai pas l'organisation des tuniciers. Je me contenterai de renvoyer aux deux figures 126 et 127 qui représentent schématiquement les deux classes de cet embranchement, les ascidies (fig. 1 26) et les salpes (tlg. 127). En recourant aces figures et à l'explication qui les accompagne, le lecteur aura une idée nette de l'organisation de ces singuliers animaux. Je ne puis m'étendre ici que sur le système nerveux.

Chez les. tuniciers, quand ils-^gont à leur plein développement, le système nerveux esttreS^^kapleet tout à fait rudimentaire, sauf cependant pour une espèce, VAppendicularia, sur laquelle je reviendrai plus loin. Ce système nerveux est en effet constitué par un ganglion

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unique, dorsal (fig. 128), assez volumineux, d'où partent les nerfs qui se rendent au sac qui enveloppe l'animal, et à tous ses organes internes. Les organes des sens sont aussi peu développés. Les organes du tact sont localisés dans les tubercules, dans les replis labiaux qui se trouvent aux orifices d'entrée ou de sortie ou dans de nombreuses cellules épithéliosensitives disséminées sur la surface du corps. Les organes visuets se présentent sous deux formes, sous celle de taches oculaires sur les lèvres des orifices

du manteau, taches constituées par de simples amas pigmentaires et sous celle d'œil véritable, ayant la structure

TUHICIERS l6l

i activités nerveuses et spédaiement instinctives et psychiques, et, en effet, it libre ou à l'état de colonies, il n'y I à en dire au point de vue qui nous

développement ne venait modifier e manière de voir et en faire un des téressants à étudier.

uniciers présente au début le type de dire d'une sorte de sac ouvert à l'ex-

de deux feuillets (fig. 129, 1). C'est lu'apparaît le système nerveux sous dépression de l'ectoderme, dépression ôté dorsal et qu'on peut appeler ^oa/- 5. 130, mg), par comparaison avec la e des vertébrés; au-dessous d'elle se lentaire. Cette gouttière s'étend peu à ière et en même temps elle se ferme er un tube complet, tube médullaire, nunique encore quelque temps avec ji se ferme bientôt, et qui en arrière rès Kowalesky, avec le tube intesti-

amphioxus et un grand nombre de

:ier, d'ascidie par exemple, a, à cette d'un têtard et possède une partie ue renflée et une partie postérieure La partie du tube nerveux médulid à la partie céphalique est dilatée ndis que la partie caudale du tube s étroite (fig. 129, m"). Cependant nte encore une cavité intérieure.

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comme on peut s'en assurer sur des coupes transversales (fig. 131, ne).

• I. GmlruU d'nciiU ou farme prîmilivt dt l'tmbryon. La pirol de HntHlîn primitif, d, qui s'ouvre «n a pu une bouche primitive est foriMC de deux couch»

(utaîermtj, conltltuii, le prenùcr, pur de gruid», le leiond, per de pellte* ccllulei.

euliiir*; f, c<xloine ou uvit^ viuérjUe; da, paroi dorMie de L^inlealin; du, paroi ibdoinlnile de l'inlMIin; I, anus (Hacciteil.

" ms, gou(ti*r» méduilaire ; at. tavité digeBtive (Kowilevsliyl.

"■ fA.wrdedonttïinc, cintl méduiliire; ne, mnoderme ; il, cordon «Uubiice. lervinl prol»blemen( à formée les globules sanguins (Kowaievsky).

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Au-dessous du tube médullaire et par conséquent à son côté ventral se voit une formation que nous n'avons pas encore rencontrée jusqu'ici et qui a la plus haute importance embryologique; c'est ce qu'on appelle la corde dorsale (fig. 129 et 131, cb). Cette corde dorsale, ébauche de la colonne vertébrale des vertébrés, est constituée par une série linéaire de grosses cellules quadrangulaires et va en arriére jusqu'au bout de l'extrémité caudale; mais en avant elle s'arrête un peu en arrière du milieu de la dilatation céphalique du tube médullaire.

KiG. I)»,— Larvt i'jicidie (^aidia mialulu}'.

Les modifications qui se produisent maintenant dans ce tube médullaire sont les suivantes. La portion antérieure dilatée se divise en trois segments : un antérieur conique, vésicule cérébrale antérieure ou sensitive, qui fournit les nerfs de l'œil et des nerfs sensitifs pairs à la partie antérieure du sac branchial ; un moyen, sphérique,

• L(p>rtIcant(ri(uredeliqueuc«tlculercpréHnté<i;N', dllitilion ciiibiilt du uiiil mcdulliirc ; N, rrnflcnunl midulliin de Vtxt iwrvcuK ; *. punir potlcrieurc du

vésicule cérébrale moyenne, qui supporte l'organe auditif et un organe cilié pédicule, homologue de l'hypophyse des vertébrés; un postérieur allongé, véskule cérébrale postérieure, qui fournit deux nerfs latéraux et se continue avec la partie caudale du tube médullaire. Ces trois vésicules représentent, comme nous le verrons, le cerveau des animaux supérieurs. La partie caudale du tube médullaire se renfle ii sa base et présente en outre dans le reste de son trajet un certain nombre de ganglions. Il y a donc là une sorte de segmentation de l'axe nerveux qui rappelle la chaîne ganglionnaire des invertébrés. A cette segmentation de l'axe nerveux correspond du reste la segmentation de la corde dorsale et, du moins chez certaines espèces, celle des masses musculaires qui entourent cette corde dorsale, de façon à constituer des segments musculaires (myocommala) comme on les rencontre chez VÂmphiaxus. La figure 132 représente une larve d'ascidie à un état assez avancé.

Cette forme larvaire des tuniciers, qui manque cependant chez certaines espèces, comme la Molgula, ne persiste pas à l'état adulte, sauf chez V Appendicularia. Dans

;; I, viiuMU pharjTigltn

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comme l'ascidie, la salpe, etc., ion qui aboutit, par une série ives, à la constitution du ganle rudimentaire que je viens de nt, en étudiant ce développee d'un créateur inexpérimenté ■é.

rouve, quoique à un moindre

lent complet, le système ner-

constitué par un simple tube

natunlîste russe Pallas, qui le prit pour un i limace tancioUe (Limax laaaolalu!) fut cfltes dï Naples. Il vit dans le uble et ftit fusoini. Sa peau est iris^, transparente; luces est comprim* latiralement et efSl* loins cependant l'eitr*mit* c*pha1ique qui

-ouche est une fcatt hngUiiJmiiU àtaée au

ratïles mène dans un sac pharyngien qui

es). Il

luj; mats de gros troncs vaKuUires sont urs multiples, disposition qui rappelle celle les (Eunice). Le sang est dépourvu de glotique par contre est asseï développé. Le

riait cartilagineuse constituée par des dis- ■xlrtmiit à l'aulri du corps ; il n'y a pas de par conséquent pas de crâne proprement

. sont >u nombre de se

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