‹ Le̓́volution du système nerveuxChapitre 7 sur 29 · ECHINODERMES · texte numérisé non relu

ECHINODERMES

dépourvu de cellules nerveuses et ne constituait qu'une simple commissure entre les troncs ambulacraires ; mais des recherches récentes ont démontré que cet anneau contenait aussi des cellules nerveuses et pouvait donc être considéré comme un véritable centre.

Une disposition analogue s'observe chez les holothuries (fig. 34).

Les organes des sens, à l'exception des organes tactiles, sont peu développés chez les échinodermes. On trouve chez les astéries, à l'extrémité des ambulacres, des taches oculaires formées par du pigment rouge et des corpuscules réfringents; mais elles sont douteuses dans les autres ordres. DansV Elpidîa glacialis, genre d'holothurie, on a constaté la présence de vésicules contenant des concrétions otolithiques et auxquelles on peut attribuer le rôle d'organes auditifs. On a décrit aussi

E, L'Evolution du lytléniE ncnnux.

éridks, (goût?

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vements sont, en général, assez- lents ; cependant, chez quelques 'espèces, ils sont très rapides et rappellent ceux des vers. Leur mode de progression varie, du reste, d'un genre à l'autre. Un bon procédé pour observer leurs mouvements est de les placer sur le dos et de voir la façon dont ils s'y prennent pour se retourner et reprendre leur position hormate. CLuand on excite un point du corps de Tanimal, il s'enfuit dans une direction opposée et ses tentacules et ses pédicelles exécutent une série de mouvements coordonnés pour écarter le corps étranger. Ils sont sensibles à la lumière, et cette sensibilité disparaît quand on a enlevé les taches oculaires. Si on sépare un des bras, ce bras isolé se comporte comme ranimai entier ; il se meut comme lui, est comme lui sensible à la lumière et se retourne aussi quand on le met sur le dos. Si on pratique une série de sections de l'anneau nerveux dans l'intervalle des ambulacres, chaque ambulacre conserve ses mouvements propres, mais il n'y a plus de coordination entre les mouvements des ambulacres. L'anneau œsophagien joue donc le rôle de centre coordinateur des mouvements de l'animal, les ganglions ambulacraires jouant le rôle de centres des mouvements spéciaux de chaque ambulacre. On peut se demander si dans cet anneau pharyngien toutes les parties ont la même valeur, et si l'une d'entre elles ne fonctionnerait pas plus spécialement comme centre supérieur. Cette question a d'autant plus d'intérêt que le type radié n'est qu'acquis et non originaire chez les échinodermes. Les sections des diverses parties de l'anneau ne fournissent sur ce point aucun résultat. Mais si on examine le mode de pro-

on d'un de ces animaux, d'une étoile de mer, par

pie, on constate facilement qu'elle progresse indifment dans un sens ou dans l'autre et que c'est

(Balfour, Tmité •fimirj

tantôt un ambulacre, tantôt l'autre qui se dirige en avant.

Dans les échinodermes, le type radié présente déjà une tendance vers le type bilatéral ; la plupart des larves de ces animaux offrent du reste la symétrie bilatérale comme on peut le voir sur les figures 35 et 36, et le type radié ne se produit que dans le cours du développement. Une espèce d'holothurie, VElpidia glacialis, conserve, même à Tétat adulte, le type bilatéral.

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