RÉSULTATS DES AUTRES AUTEURS
Bien peu d'auteurs ont publié un nombre important de résultats éloignés de ligature du pylore. Ou bien, n'établissant pas de distinction entre les deux sortes d'exclusion, la section et la ligature, ils ont donné des statistiques globales d’où l’on ne peut rien conclure.
La littérature de exclusion par section est, quant à elle, excessivement riche, et presque tous les articles qui parlent d'exclusion n’ont trait qu à elle seule, De plus, si quelques auteurs se sont attachés à la recherche des résultats de la ligature, c'était uniquement dans l'intention d'établir la valeur de cette méthode du point de vue de l’occlusion pylorique. Aussi, les résultats cliniques sont-ils presque toujours négligés. Enfin, la plupart des cas n’ont été suivis qu'un temps très restreint : quelques mois en général, rarement un, au maximum deux ans. C’est un temps d'observation beaucoup trop court, des accidents tardifs pouvant survenir après la 12€ année et plus.
Nous allons étudier cependant les résultats déjà publiés et nous les comparerons ensuite aux nôtres.
Nous n'avons pu trouver dans toute la littérature que 20 cas, suivis après l'opération. Encore faut-il dire que, pour la plupart d’entre eux, tous les détails manquent, l’auteur s'étant le plus souvent contenté
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de classer les résultats en bons et mauvais sans indiquer le temps d'observation post-opératoire, sans donner les principales particularités du cas, sans dire même ce qu'il entend par bon ou mauvais résultat.
Ces 20 cas proviennent des statistiques de KAISER, OHLY, KOLB, GULECKE, REHN, JEANDEL, VERHOOGEN, KELLING, HOHLBAUM et DEVINE.
Le travail de Kolb paru en 1914, porte sur 15 ulcères dont trois pyloriques et 12 duodénaux. Le pylore a été lié avec une bandelette aponévrotique. Le temps d'observation varie de quelques semaines à un an et demi. Aucun malade n’a présenté d’ulcère peptique indubitable.
Un seulement n’a pas été amélioré.
3 ont continué à souffrir, moins cependant qu'auparavant.
Les autres, soit 11, sont considérés comme guéris.
En résumé, surirs cas til y a:
11 guérisons, soit 73,3 %.
3 troubles persistants, soit 20 %.
1 ulcère persistant, soit 7 %.
Le travail de Kaiser, paru en 1923, dans la Münchner Medizinische Wochenschrift, est sans contredit le plus documenté et le plus intéressant qui ait été écrit sur la question. Cet auteur après une étude générale, apporte sa statistique personnelle. Elle comprend 20 cas d’exclusion du pylore par ligature au ligament rond pour ulcère du duodénum
Deux malades étaient parfaitement guéris après deux ans, ayant augmenté de poids, supportant toute nourriture, et travaillant normalement. Mais, deux autres ont dû être réopérés pour persistance de l’ulcère, et inefficacité de la ligature du pylore. Ces deux
derniers ont été guéris par la résection. Quant aux autres, parmi les 16 restants, 4 ont continué à souffrir par intermittences. Pas d'’ulcère peptique jusqu’à présent. Mais, pour la plupart des opérés, le temps d'observation est seulement de quelques mois.
En résumé, sur 20 cas:
14 guérisons, Soit 70 %.
4 troubles persistants, soit 20 %.
2 persistances de l’ulcère, soit 10 %.
On voit que cette statistique donne des résultats très voisins de la précédente.
VERROOGEN, de Bruxelles, en 1923, est partisan de la ligature du pylore et même de la ligature à la soie, procédé abandonné depuis longtemps presque partout ailleurs.
Sur un nombre assez considérable d’opérés, il en à suivi 16 de Ir mois à 9 ans, mais s'occupe surtout de la perméabilité du pylore. La plupart vont très bien. 1] ne signale que deux cas de douleurs persistantes, mais pas d’ulcère peptique.
KELLING, sur 27 exclusions par ligature, signale r seul ulcère peptique.
HoxLBAUM, de la clinique du Prof. PAYR, sur 10 exclusions, a vu 1 fois l’ulcère perforer le lendemain de l’opération? Une autre fois il y a eu une forte hémorragie immédiate, nécessitant une réintervention, et, dans 7 cas de nouvelles hémorragies se sont produites, un temps plus ou moins long après l'opération. Aussi, a-t-il complètement renoncé à ce procédé opératoire, pour ne pratiquer que la résection.
Le Prof. PAYR a eu l’obligeance de nous écrire. Il considère ce procédé comme le plus dangereux du point de vue de l’ulcère peptique.
Les autres statistiques sont moins importantes,
ou moins détaillées. Nous nous bornerons à réunir tous les cas dans le tableau suivant :