‹ L’exclusion du pylore par ligature: Ses résultats éloignésChapitre 14 sur 36 · TABLEAU I · texte numérisé non relu

TABLEAU I

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Il est très difficile de tirer de cette statistique une conclusion valable, car elle est formée de cas disparates, et le temps d'observation a été essentiellement variable, ne dépassant souvent pas quelques mois.

Peu de statistiques signalent l’wlcère peptique, mais, plusieurs cas en ont été publiés isolément.

En 1923, REDwITz (Munich), en présente 1 consécutif à un PARLAVECCHIO fait 19 mois auparavant.

Plus récemment, au Congrès de la Société Italienne de Chirurgie de 1924, Baggio dit avoir vu constamment l’ulcère peptique! suivre l'exclusion par ligature de la région pylorique.

EGiDI, au même congrès, rapporte deux cas d’ulcère peptique après PARLAVECCHIO, mais il ne dit pas combien de malades ont été opérés par lui. Dans les deux cas cités, l’occlusion du pylore était bonne.

Cependant, d’autres auteurs restent malgré tout assez partisans de la méthode. Il en est qui citent une longue série d'opérations suivies de succès :

Mattoli (1b1d.) dit n'avoir observé, en 25 années de pratique, aucun U. P., malgré l'emploi fréquent du Parlaveccho.

BASTIANELLI, lui non plus, n’en a jamais vu.

CAPELLI attire l'attention sur le fait que de nombreux troubles post-opératoires sont parfois étiquetés U. P. qui n’en sont en réalité pas. Il a réopéré 5 malades sur ce diagnostic, et n'a trouvé que des adhérences péripyloriques.

Quant à PARLAVECCHIO lui-même, il assure n'avoir

1 Dorénavant, nous désignerons l’ulcère peptique par l’abréviation U.P.

jamais constaté d’'U. P. sur les malades opérés par sa méthode.

L'accord est loin d’être fait et nous pensons que l'obscurité vient en partie de la confusion persistant entre les méthodes de section (EISELSBERG) et les méthodes de ligature.

Le rôle de l’occlusion du pylore dans la guérison de l’ulcère et dans la genèse des complications postopératoires est encore très discuté.

Au Congrès de la Société Italienne de Chirurgie de 1925, alors que SCHIASSI, croyant à l’origine nerveuse de l’ulcère, pense obtenir un meilleur résultat par la section des nerfs, MAÏïOCHI reste de l'avis contraire ; il a, en effet, obtenu les meilleurs résultats par l’occlusion complète du pylore sans section. L’EISELS- BERG lui en a donné de beaucoup moins beaux.

On voit qu'il n'est pas superflu de revenir sur ce problème encore très mal résolu à l’heure actuelle.

En dehors de cette question de la guérison clinique le résultat de la ligature du pylore a été étudié du point de vue de la qualité et de la durée de l’occlusion qui s’en suit. |

Résultats quant à l’occlusion du pylore. — C'est le problème qui a retenu la plupart des chirurgiens, et les résultats ont été, comme précédemment, très différents pour chacun d’eux.

La plupart du temps, on a dû se contenter d’un examen radiologique, qui, si bien fait soit-il, laisse toujours subsister un doute: de ce que le radiologue ne voit passer aucune parcelle de bouillie par le pylore, on ne peut conclure avec certitude que celui-ci est anatomiquement imperméable. Il faut bien se contenter

de ce résultat, d'autant plus que c’est surtout la perméabilité fonctionnelle qui importe.

Alors que KoLB obtient un résultat parfait sur 15 cas avec pylore impénétrable de 24 à 418 jours après l’intervention, que REHN sur 5 cas obtient le même succès, GULECKE n'en trouve sur 11 que 9 fonctionnellement imperméable, VERHOOGEN seulement la moitié des siens (16 observations), BARSONY, qui a entrepris des recherches à ce sujet, constate sur 14 cas suivis de quelques semaines à quelques mois, que le pylore laisse toujours passer un mince filet de bouillie opaque et parfois fonctionne normalement.

Ces divergences s'expliquent suffisamment par les différences de méthode.

Pour KozB, les insuccès sont dus à un défaut de technique. La constatation anatomique faite par KAISER sur un malade qu'il a dû réopérer, montrent qu'il n’en est pourtant pas toujours ainsi: dans ce cas, en effet, le ligament rond s’est étiré en totalité, de sorte que la ligature, serrée au début, s'est peu à peu relâchée. Il en est sans doute de même dans bon nombre de cas.

L'opinion courante est qu'aucun procédé ne permet d'obtenir à coup sûr une occlusion parfaite et définitive. Celle que l’on peut obtenir suffit-elle à guérir la lésion? Nous allons essayer de répondre avec l'aide de notre

statistique personnelle.

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