‹ L’exclusion du pylore par ligature: Ses résultats éloignésChapitre 21 sur 36 · LA · texte numérisé non relu

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haut placée, au-dessus du point déclive. Fonctionne bien. Pylore fonctionne également de suite. Evacuation à peu près égale par l’un et par l’autre.

Kett. Albert, 35 ans. Temps d'observation: 5 ans.

Durée des troubles post-opératoires: I an.

En 1909 le diagnostic d’ulcère gastrique aurait déjà été posé chez lui. En 1918, fortes douleurs, puis rémission jusqu'en 1922.

Etat à l'admission : le 30 juin 1922. Bon état général. On sent dans la région épigastrique une résistance dure.

Selles : Réaction de Weber positive.

Radioscopie: Estomac de tonus normal. Hyperpéristaltisme. Déformation de l’antre.

Opération: Le 11 juillet 1922. Vieil ulcère de la région pylorique. E. F., G. E.

Suites immédiates : Très simples.

Suites éloignées: Un mois après l'opération, après un écart de régime, diarrhées abondantes, et vomissements quotidiens. Puis, crise d’occlusion intestinale, qui cède à l'application de chaleur.

Contrôle radiologique : Un an après l’opération (le 6 avril 1923). Tonus normal. G. E. au bas-fond de la grande courbure. Evacuation beaucoup trop rapide. Premières anses dilatées ; trop remplies. Dix minutes après l’ingestion estomac vide. Reste dans l’anse efférente.

Revu le 7 mars 1927. Il est maintenant délivré de ses troubles et supporte tous les aliments.

Nouveau contrôle radioscopique : G. E. fonctionne rapidement. Le pylore ne fonctionne pas. Pas de signes d’ulcère peptique.

Wa. Martin, 51 ans. Temps d'observation: 6 ans.

Durée des troubles post-opératoires : 1 an.

Souffre depuis septembre 1914 de douleurs épigastriques, renvois acides et brûlures, vomissements. Les douleurs deviennent intolérables en juin 1918.

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Etat à l'admission : le 6 avril 1921 : Douleurs à la pression épigastrique, à trois cm. au-dessus de l’ombilic. Pas de résistance nette.

Chimisme gastrique : après repas d’épreuve:

HCI libre = 1,75 Yo HCI combiné — 2,41 Yo

Selles : Réaction de Weber fortement positive.

Radioscopie: Estomac ptosé. Fond à un bon travers de main sous les crêtes iliaques. Spasme médio-gastrique persistant, donnant l'impression d'estomac biloculaire. Péristaltisme exagéré. Pylore large. Duodénum sensible. Evacuation ralentie.

Opération: le 14 avril 1921. On trouve un gros ulcère calleux sur la face antérieure du duodénum juxtapylorique. ÉRIC E.

Suites immédiates : Sans incident.

Suites éloignées : En juillet 1922, un an plus tard, le malade éprouve par moments un syndrome de subocclusion, avec douleurs dans la fosse iliaque droiïte et à la face interne de la cuisse. En 1923, ces symptômes ont disparu, mais 1l survient, sans prodrome, un melana abondant, qui reste isolé et ne se reproduit plus. Le 17 janvier 1927, presque six ans après l'intervention, nous voyons le malade, qui ne souffre plus de rien, supporte tous les aliments, a engraissé et travaille comme par le passé.

Contrôle radiologique : La G. E. fonctionne immédiatement. Elle est au point déclive à 4 travers de doigts du pylore. Celui-ci fonctionne bientôt et l'estomac se vide à peu près également par ces deux voies.

Eng. Thérèse, 58 ans. Temps d'observation: 11 ans.

Durée des troubles post-opérätoires : 2 ans.

Aucun antécédent pathologique avant 1914. À cette époque souffre de l'estomac: douleurs épigastriques, survenant 1 /2 heure à 1 heure après les repas. Parfois, vomissements. Alternatives de rémission et d’aggravation. Le 22 août 1916

hématémèse abondante, qui se renouvelle trois jours plus tard, le 25 août. La malade entre peu après au service, le 30 octobre.

Etat à l'admission : Anémie prononcée. Hémoglobine : 25 à 30 %, à l’appareil de Sahli. Faïblesse extrême, signes de sténose pylorique ; clapotage gastrique.

Chimisme gastrique : fort résidu gastrique à jeun, contenant acide lactique et sarcines.

Après repas d’épreuve :

HCI libre 10,00 0 HCI combiné — 1,64 %o

Radioscopie: Estomac dilaté et abaissé. Péristaltisme

rapide. Evacuation retardée. Le pylore a des contours flous.

Opération: Le 2 novembre 1916. Au niveau de la petite courbure, près du pylore, presque sur lui, on voit une cicatrice étoilée, à laquelle correspond une induration, avec un cratère nettement palpable. E. F.,, G. E.

Suites immédiates : Excellentes, aucun incident.

Suites éloignées : Pendant les deux premières années, des douleurs persistent à intervalles éloignés. Par moment, les selles sont de nouveau complètement noires, mais sans autres signes d’hémorragie.

Au cours de l’année 1918, douleurs beaucoup plus violentes et tout à coup survient une forte hémorragie. La malade, très affaiblie, après avoir saigné pendant 15 jours, garde le lit deux mois.

Depuis lors, elle n’a plus jamais souffert. La guérison s’est maintenue parfaite.

Revue le 6 mai 1927. L'état général et local sont excellents. La malade mange et boit de tout sans en éprouver de troubles.

Contrôle vadioscopique: L'estomac, petit, de forme normale, se vide rapidement par la G. E., placée au point déclive à 4 travers de doigts du pylore. Le pylore ne fonctionne pas.

Nous voyons que, parmi ces 5 malades, deux ont souffert, l'un de suite, l’autre un an après l’intervention, de symptômes d’occlusion. Il s’agit là évidemment de

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