‹ L’exclusion du pylore par ligature: Ses résultats éloignésChapitre 29 sur 36 · DISCUSSION · texte numérisé non relu

DISCUSSION

Il nous faut maintenant jeter un coup d'œil d’'ensemble sur tous les faits recueillis et en dégager une conclusion.

Résumons tout d’abord les échecs de la méthode, tant d’après les divers auteurs que d’après notre statstique personnelle.

Ils se répartissent en deux grandes classes :

Les uns sont dus à la présence de l’ulcère qui, n'ayant pas été enlevé, peut continuer à évoluer et, même s'il guérit anatomiquement, peut encore entraîner des désordres.

Les autres sont dus à la G. E., à la façon dont elle a été faite et peut-être à son association avec la fermeture du pylore.

19 Complications dues à la persistance de l'ulcère.

Ce sont :

a) Les douleurs caractéristiques, accompagnées ou non de vomissements, qui se reproduisent après comme avant l'intervention, même lorsque le pylore a cessé d'être perméable. Elles sont attribuables à des névrites périulcéreuses, et persistent parfois longtemps, même après la guérison anatomique de l’ulcère.

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b) Les hémorragies parfois graves, soit précoces, soit au contraire plus ou moins tardives.

c) La perforation de l'ulcère après opération. Dans un cas de HOHLBAUM, elle s’est produite le lendemain de l'intervention.

C’est là évidemment une complication qui argue fortement contre l'emploi de cette méthode. Mais elle est exceptionnelle.

Toutes ces complications surviennent en général peu de temps après l'opération et l'étude des observations permet de conclure que si pendant deux ans il n’y a plus eu de troubles (douleurs, vomissements, hémorragies), on peut être à peu près sûr, à moins d’exceptions toujours possibles, que l'ulcère est cicatrisé, ce qui n'exclut pas le danger de complications ultérieures d’un autre ordre, telles:

d) La transformation cancéreuse. Tout d’abord, on peut s'être trompé dans l'appréciation du cas et avoir pris pour un ulcère calleux un néoplasme au début. L'examen histologique seul peut donner une certitude.

Enfin, un ulcère qui ne contient aucun élément néoplasique, lors de l'opération, peut subir secondairement la transformation cancéreuse.

Les risques relatifs à cette dégénérescence sont évidemment les mêmes, qu'on ait ou non exclu le pylore. L'ulcère a été laissé, c’est là le seul fait important.

En 1910 ; KüTINER montrait 19 pièces de résection pour ulcère, dont 7 où l'examen histologique avait révélé l'existence d’un néoplasme, et sur 12 de ces opérés par simple G. E., 5 sont morts ultérieurement de cancer.

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