‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 101 sur 253 · CONTRAIRE. — CONTRE · texte numérisé non relu

CONTRAIRE. — CONTRE

On trouve dans (k's sons aii;il(>f,iu's, ('^alciiiciit avec le pluriel, dont reni|»loi nous paraît excellent, (pn)i(pi'il sciit assez rare :

Elle roiiipit toutes les cuuiruinics où la reine mère et lo cardinal la tenoient. (M°" DE La Fayettio. Ilisi. d' llcnritiic d'Amjl. , 1" p., 1059.) — Le fonds de ma santé est bon; mais j'ai un peu tro|) de contiaiiiies . et c'est ce qui me fait passer de mauvaises nuits. (.M"" de MAi.NTiiN., I.cii. Iiiit., "à M"" du Pérou, 23 août 1711.)

— co.NTRAi.NTE , gênc , en parlant de rendes littéraires, sk

TENIR DANS LA CONTRAINTE d'UNE .METHODE :

Quiconque voudra bien peser l'avantage que l'action a sur ces longs cl ennuj'eux récits, ne trouvera pas étrange que j'aie mieux aimé divertir les yeux qu'importuner les oreilles, et que vie lenaui dant la cvntruiiue de celle méthode, j'en aie pris la beauté sans tomber dans les incommodités que les Grecs et les Latins, qui l'ont suivie, n'ont su d'ordinaire, ou du moins n'ont osé éviter. (JUél., pref.)

— TENIR EN CONTRAINTE, réprimer, «'toutier :

.Mais un autre intérêt titiii ma joie en coitliainie.

Kl, malgré ses douceurs, mêle beaucoup de crainte. (llor.. ii. l.j

(Juelle nouvelle crainte Tuui parmi vos transports voire juie en coulniiulc? (Hac, Ihitann , v, 1.)

On a dit dans un sens analogue :

Ce n'est pas ici de ces discours où l'on ne parle qu'en iremblanl, où il faut plutôt passer avec adresse (jue s'arrêter avec assurance, où la prudence et la discrétion ùenneni toujours en comrahiie l'amour de la vérité. (Boss., Serm.)

— n'Être I'as sans olelule contrainte, avoir <piel(pu' chose de contraint :

Pour le lieu, bien (|ue l'unité y soit exacte, mWq n'est pas sans <incliiue ccutiaintr. {Ejcam. d'Horace.)

CO.NrKAIRK. i.i; coN I iiMiti; rvuTi, le parti contraire ;

El l'inclination n'.i jamais demrnii

Le sang qui t'avoit fait ilu contrutrc parti. [Cin.. v, i ,

Et chacun s'est rangé du contraire parti. (Régnier, Sat., xvii.

Il se venge hautement en prenant le contraire parti. (MoL., Cri*, de l'École de.\ Jemmcs, vi.)

La pidse lie Mnlièfe, on l'a justeiileiit l'i'iiiai'ipie, nous iiioiilre ipie la loctitioii toute taite était ctnitriiirc ptirti v[ non jiurd taiitruiif.

(ioNTUE, dans le .sens de nu jjiix de :

Votre ca(]uot mcnleve a tous coups mes chalands;

Vous vendez dix rabats contre moi deux galants. (La Gai. du Pal., iv. 1-2.}

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