COURAGE
Moult furmenl crient' en son corage,
Oiiant Floires iert de tel éage
Que feme devra espouser,
Qu'il ne puisse de li toiner. [Flaire el BlanceJIor, v. 266.)
Ditles-hii tant seulement qu'il soit sage el secret et qu'il sache bien celler son courage. {Le Liv. de Troil., u. Biljl. clzév.) — De laquele art il nionstra et enseigna partie à la royne sa femme, nommée Ilermofrodita, et laquelle depuis fist de beaux principes pour le commencement de ces Euvangiles; mais elles ne furent de son temps aclieveez, ains d'eage en eage et de siècle en siècle elles ont esté multipliéez et par legiers espris infusez es corages des prudentes femmes, chascunes en son temps. [Les Evamj. des Quenouilles, éd. Jann., p. û.)
Les escolliers, de bon couraige.
Passèrent temps joyeusement.
{Poés. aiirib. à Villon, La Repue Montfaulcon.)
Laissa Egypte et le fleuve du Nil, Espris d'amour en un cœur juvénil, Quand le renom de sa très claire dame Luy eust esnieu tout le courage et l'ame.
(Jean Lemaihe, Episi. de l'amand verd.)
Ainçois dit le noble couraige, Qu'il n'y consentiroit jamais Et ne feroil aucun dommaige
Aux enfans qui n'en pouvoienl mais. (Mart. d'Ahv,, La Trahis, pun.) Ne blâmons désormais des femmes le courage, Comme ignorant, aveugle, inconstant et volage;
La nature est leur loi.(AMAD. Jamy.n, Ode, pour justifier l'inconst.) Donc le destin vouloit que mon courage Entrât par vous en amoureux servage.
En mille endroits au loin j'ai voyagé,
Sans que mon cœur y restât engagé. Id., Élég.)
Que de discours ma raison séduisants, Que de pensers l'un l'autre deslruisants
Sentys-je alors agiter mon courage! ^Beutalt, Stances.)
f ela les fil rire de bon courage. (Scahh., Le Hom. comiipte, l" p., vu.) Au moins que les travaux, Les dangers, les soins du vojage,
Changent un peu voire courage! (La Font., Fahles, ix, 2.)
Je crois qu'Achille ne rioit pas de moins buii vouruge. (Id., Les .Imours de Psyché, 1.)
Depuis quand mon lâche courage Conçoit-il des périls qui le fassent trembler?
^SÉNECÉ, Diulog. des dieux, .Mars el Vénus.) De quelque ci'ito qu'ils s'adressent, ils ne lrou\ent partout que des courages ulcérés. (Veiitut, llév. rom., v.) — La paix faisoil renaître dans des courages si fiers la discorde que la guerre n'avoii que suspendue. (Id., ibid., m.) Je vous en dirais davantage Contre ce mal de la raison Que je hais de si bnn courage. (Volt., Rép. <« Dtsmahu.)
Var., r.remoit.