‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 109 sur 253 · CROUPISSANT. — CUEILLIR · texte numérisé non relu

CROUPISSANT. — CUEILLIR

Ne voit plus loger avec lui

Le soin, le cliagrin, ni l'ennui. [Mélumj. i>oéi.)

[1 a (lit encore :

Croyez-moi qa'Alcidiin ne sait guère en amour. /.« Veuve, m, 4,)

On a dit comme lui : ,

Croyez-moi qu'il aura la main

Ar ~si valeureuse et soudaine

Que jamais ait eu capitaine

Lequel se soit fait renommer. (Godahd, Les Desyuisez, ii, 1.)

Vous ne connoistrés jamais bien celle vertu, et croyés-moy seulement (/«'il "'v a rien au monde de si estimable. (Chapelain, Lell. à Dalz., 25 mars 1637.) — Croyez-moi , monsieur, qu'il n'y a rien de si odieux., et qu'un bonnète homme doive éviter davantage, que de reprendre publiquement un ouvrage que la réputation de son auteur ou la bonne fortune de la pièce a fait approuver de chacun. (Le même au même, 2-2 août 1637.) — Si les hommes estoient assez sages pour pouvoir s'accommoder aux douceurs d'une honneste pauvreté, croj/eï-nioj/, Ëraste, qu'ils ne feroient pas comme ils font, et ne se donneroient pas à tous les diables pour des biens dont la conservation est si pénible et la superfluité si peu nécessaire. (Dassoccy, Prison de M. Dassoucy.) — Quand ils peuvent découvrir une personne dont la répiUation sauve la leur, ou quelque jeune innocente dont leur âge peut les faire approcher sans soupçon, croyez-moi qu'elles ne leur échappent que rarement. (M""^ de Villed., Joum. amour., xxiii.)

CROUPISSANT, fig., où l'on ci'oupit. som.meil choi pissant :

Et qu'une lenteur morne, un sommeil croupissanl.

Tiennent enveloppé de tant de nonchalance,

Qu'à tous les bons effets je demeure impuissant. [Imii., iv, 3.)

CROYABLE, choyable df. qi:elqi:e chose, croyable sur, concernant quelque chose :

Si l'humble saint François e» peut être croyable. (fmii., m, 50.

En être croyable ne pourrait-il pas se dire en poésie, aussi bien que en être cru ?

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