‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 145 sur 253 · BRAS ENDORMI · texte numérisé non relu

BRAS ENDORMI

On supplante Alidor, du moins en apparence. Et sans ressentiment tu souffres cette offense! Ton courage est muet, et ton bras endormi. [La PI. Roy., m, 3.)

ENDURCIR, avec un nom de chose, rendre plus fort, plus enraciné :

Il faut agir de force avec de. tels esprits,

Seigneur, et qui les flatte endurcit leurs mépris. [HéracL, i, 1.)

ENDURCISSEMENT, avec le pluriel :

Qu'est-elle souvent (la vie) ! qu'un amas

De sacrilèges, d'attentats,

B'endurcisseineni.i invincibles ! {(mit., i, 23.;

ENDURER, pris absolument:

Boire, et manger, et se vêtir, Sont d'étranges fardeaux qu'impose la nature .

Oh ! qu'un esprit ferme endure

Quand il s'y faut assujettir. Imit., iii, iU.)

Ah ! seigneur que 'y endure 1 Que d'agitations me déchirent le cœur! [Ibid., ni, 29.)

On a dit de même longtemps avant Corneille, et de son temps ;

11 les sceit francs et débonnaires pour paciammenl endurer. (Les QuinzeJoyes de

mariage, la quarte joye.] Ah! que son cœur endure ! IIicheliel;, .Mirame, iv, 1.)

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