FALSIFICATION. — FARDER
qui n'est pas meilleur que les aulies qui se sont rendus. ;Malii., Lctt., à Racan, 18 janv. 1025.)
FALSII'ICATION, terme de tliràtre, altération à la vérité historique et locale :
Je l'ai jilacé dans Sévilie, bien que D. Fernand n'en ait jamais été le maître, et j'ai été obligé ;i celte /alsijicativn, pour former quelque vraisemblance à la descente des Maures, dont l'armée ne pouvait venir si vite par terre que par eau. (Exatn. du Cid.)
FALSIFIER SON teint, prendre une mine feinte :
D'ailleurs ce grand courroux pourroit-il être feint?
Auroit-il i)u s\\C>l Jalsijit'r son teint,
Et si bien ajuster ses yeux et son langage
A ce que la fureur marquoil sur son visage? {La Suiv., iv, 9.)
FARD , fig. LE FARD DU LANGAGE :
Seigneur, moi qui connois le fond de son courage
Et qui n'ai jamais vu de jard eu son lanf/age,
Je tieudrois à bonbeur que Votre Majesté
M'acceptât pour garant de sa fidélité. (Clit., v, 4.)
Et son frère pipé dn fard démon langage. [La Veuve, i, 2.)
Otez ce nom d'amour : te fard de sort langage
Ne m'empècba jamais de voir dans son courage,
Et nous étions tous deux semblables en ce point
Que nous feignions d'aimer ce que nous n'aimions point. Ijbid., v, 4.»
Cléandrc, elle est à toi; j'ai fléciii son courage.
Que ne peut l'artiflce et le fard du langage? [La PI. Boy., m, 6.)
Et n'y doit point cbercber ni le fard du langage,
Ni la subtilité. [Imit., i, î>.)
Cette expression si heureuse n'est pas i)articulière i\ Corneillt^ :
Courtisans, ne me lisez pas, Si vous recberchez les apas Et le fard de vostre langage.
[Recueil des vers de M. de Marbcuf, Rouen, 1G28, \n-S.)