‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 172 sur 253 · V. l'article UKTE, i.viui: dk la wtvv · texte numérisé non relu

V. l'article UKTE, i.viui: dk la wtvv

FENDUE i.r. vr.M, léiidrc l'air tu tiiuint :

Rien ne sembloitplus sîir qu'un si iiroclic liyménée,

El parmi ces apprêts, la nuit d'au|taravanl

Vous sûtes faire gille, cljenlius te vent. (Suite du }leni., i, 1 )

l'ER, avec le pliir., lig. iKMit .\i'\ KEiis, maintenir en esclavage :

Est-ce être l..ul lU.main , qu'être cbef d'une guerii

Qui veut tenir aux Jers les maîtres de la terre'? Sert., iit, 1.)

— METiiii. Al N I i;ns, avec c/r, n'-g. indirect :

.4uroif()J-ils miv (llliou aux fers de l'empereur.

308 FERMER. — 1 ERVEIR.

Fl dans ce grand succès la forUine inconstante

Auroit-elle trompé notre plus douce attente? (Oih., v, (i.)

FERMER, fig., comme clore:

Tout mourant il te force, et fait dire à l'envie Qu'un si grand conquérant n'eût jamais ])u. fermer

Par un plus digne exploit une si belle vie. ( Inscrip. tni.w.s sur de.s e-s-

lumpe.i, XX. La prise de Perpignan.)

— .woiR LE c()Eur{ LEitMÉ POLU UNE PERSONNE, être incapable d'amour pour elle :

Porte à d'autres qu'à moi cette amorce inutile,

iMon cd'iir tout à Plautine est ferme pour Camille. {Olh., i, 1.)

FERMETÉ, constance en amour :

Vous voyez par pitié qu'il me laisse Florame, .

Qui, n'étant pas si vain, a plus de fermeté. {La Suiv., i. H.)

On devine aisément qu'elle en veut à Florame.

Sa fermeté pour moi, que je vantois à faux,

Lui portoit dans l'esprit de terribles assauts., [lùid., i, 9.)

— FERMETÉ DE HALNE :

Ce n'est plus seulement l'offre d'un diadème

Que vous fait pour un fils un prince qui vous aime ,

Et de qui le refus ne puisse être imputé

Qu'à Jermeté de liaine, ou magnanimité. [Penh., m, 1.)

FERVEUR, pour désigner l'ardeur de l'amour :

Entre tous ces amants dont la jeune ferveur... (Le Cid, i, 1.)

Scudéry avait critiqué cet emploi. L'Académie fit cette observation :

«: Ce moi A& jerveur est plus propre pour la dévotion que pour l'amour; mais, supposé qu'il fût aussi bon en cet endroit qu'ardeur ou désir, jeune s'y accommoderoit fort bien contre l'avis de l'observateur. » [Sentim. de l'Arad. sur le CAd.)

Corneille l'emploie dans ce sens avec le pluriel :

Ta flamme trop visible entretient ses ferveurs.

Et ses feux dureront autant que tes faveurs. [La Gai. du Pul., ii, 4.)

Il s'en pâme de joie, et dessus ma parole

De tant d'affronts reçus son âme se console;

Il les cliérit peut-être et les tient à faveurs,

Tant ce trompeur espoir redouble ses fei-veursl (l.u Suir., m, v.)

11 nous faut de tout point vivre à sa fantaisie,

SoutTrir de son humeur, craindre sa jalousie;

El de peur que le temps n'emporte ses ferveurs,

Le combler chaque jour de nouvelles faveurs. {La PI. lio'j., i, 1.)

Ainsi ne désespérons pas Quand la tentation redouble :

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