V. l'article UKTE, i.viui: dk la wtvv
FENDUE i.r. vr.M, léiidrc l'air tu tiiuint :
Rien ne sembloitplus sîir qu'un si iiroclic liyménée,
El parmi ces apprêts, la nuit d'au|taravanl
Vous sûtes faire gille, cljenlius te vent. (Suite du }leni., i, 1 )
l'ER, avec le pliir., lig. iKMit .\i'\ KEiis, maintenir en esclavage :
Est-ce être l..ul lU.main , qu'être cbef d'une guerii
Qui veut tenir aux Jers les maîtres de la terre'? Sert., iit, 1.)
— METiiii. Al N I i;ns, avec c/r, n'-g. indirect :
.4uroif()J-ils miv (llliou aux fers de l'empereur.
308 FERMER. — 1 ERVEIR.
Fl dans ce grand succès la forUine inconstante
Auroit-elle trompé notre plus douce attente? (Oih., v, (i.)
FERMER, fig., comme clore:
Tout mourant il te force, et fait dire à l'envie Qu'un si grand conquérant n'eût jamais ])u. fermer
Par un plus digne exploit une si belle vie. ( Inscrip. tni.w.s sur de.s e-s-
lumpe.i, XX. La prise de Perpignan.)
— .woiR LE c()Eur{ LEitMÉ POLU UNE PERSONNE, être incapable d'amour pour elle :
Porte à d'autres qu'à moi cette amorce inutile,
iMon cd'iir tout à Plautine est ferme pour Camille. {Olh., i, 1.)
FERMETÉ, constance en amour :
Vous voyez par pitié qu'il me laisse Florame, .
Qui, n'étant pas si vain, a plus de fermeté. {La Suiv., i. H.)
On devine aisément qu'elle en veut à Florame.
Sa fermeté pour moi, que je vantois à faux,
Lui portoit dans l'esprit de terribles assauts., [lùid., i, 9.)
— FERMETÉ DE HALNE :
Ce n'est plus seulement l'offre d'un diadème
Que vous fait pour un fils un prince qui vous aime ,
Et de qui le refus ne puisse être imputé
Qu'à Jermeté de liaine, ou magnanimité. [Penh., m, 1.)
FERVEUR, pour désigner l'ardeur de l'amour :
Entre tous ces amants dont la jeune ferveur... (Le Cid, i, 1.)
Scudéry avait critiqué cet emploi. L'Académie fit cette observation :
«: Ce moi A& jerveur est plus propre pour la dévotion que pour l'amour; mais, supposé qu'il fût aussi bon en cet endroit qu'ardeur ou désir, jeune s'y accommoderoit fort bien contre l'avis de l'observateur. » [Sentim. de l'Arad. sur le CAd.)
Corneille l'emploie dans ce sens avec le pluriel :
Ta flamme trop visible entretient ses ferveurs.
Et ses feux dureront autant que tes faveurs. [La Gai. du Pul., ii, 4.)
Il s'en pâme de joie, et dessus ma parole
De tant d'affronts reçus son âme se console;
Il les cliérit peut-être et les tient à faveurs,
Tant ce trompeur espoir redouble ses fei-veursl (l.u Suir., m, v.)
11 nous faut de tout point vivre à sa fantaisie,
SoutTrir de son humeur, craindre sa jalousie;
El de peur que le temps n'emporte ses ferveurs,
Le combler chaque jour de nouvelles faveurs. {La PI. lio'j., i, 1.)
Ainsi ne désespérons pas Quand la tentation redouble :